Fusillade à Ivry-sur-Seine : deux morts, gardes à vue en cours
Fusillade à Ivry-sur-Seine : deux morts, gardes à vue

Deux personnes sont mortes après une fusillade survenue dans la nuit de dimanche à lundi dans un bar à chicha à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Le parquet de Paris a indiqué mercredi que des gardes à vue étaient en cours. Le gérant du bar est décédé sur place, tandis qu'une seconde personne, présente sur les lieux, est morte mardi à l'hôpital des suites de ses blessures, selon le parquet, qui confirme une information du journal Le Parisien.

Une enquête confiée à la Jirs de Paris

Le parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris s'est saisi de l'affaire et a ouvert une enquête après avoir été avisé par le parquet de Créteil de plusieurs coups de feu survenus vers 3 heures du matin au bar à chicha L'Atelier. Une troisième personne, le vigile, a été légèrement blessée à une main, a indiqué une source policière.

Non loin du bar, un véhicule volé a été retrouvé en feu par les enquêteurs, avec, côté passager, une arme de type kalachnikov, selon la même source. Deux suspects, interpellés avec un bidon d'essence, ont été placés en garde à vue. Soupçonnés d'avoir mis le feu au véhicule retrouvé, leur lien direct avec la fusillade n'est pas avéré, selon Le Parisien.

Un « contrat » sur la tête du gérant ?

Le journal évoque un « contrat » sur la tête du gérant du bar, « ancienne figure du banditisme » local, qui aurait été « exécuté » par « une tueuse », aidée de deux complices, tous trois toujours en fuite. La seconde personne décédée serait le voiturier de l'établissement, abattu par les complices de la tueuse présumée. En avril 2024, le patron de L'Atelier avait déjà échappé à une tentative d'assassinat, parvenant à échapper aux commandes d'un scooter au tireur.

L'enquête actuelle, confiée à la direction de la police judiciaire de Paris et traitée par la brigade criminelle, porte sur « meurtres en bande organisée » et « tentative de meurtre en bande organisée », ainsi que « destruction en bande organisée d'un bien par un moyen dangereux pour les personnes », selon le parquet de Paris.