Fusillade à Aubagne : le collégien de 14 ans en garde à vue
Fusillade à Aubagne : le collégien de 14 ans en garde à vue

Ce lundi 12 octobre 2026, un adolescent de 14 ans, scolarisé en classe de 3e au collège Lakanal d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), a ouvert le feu avec un fusil de chasse dans les couloirs de l'établissement. Le proviseur et une professeure ont été blessés par balles. Le collégien a été interpellé par un membre du personnel puis placé en garde à vue, a-t-on appris auprès du parquet de Marseille.

Un fusil dissimulé dans un étui à guitare

Selon les précisions du parquet de Marseille, le collégien est entré dans l'établissement avec un fusil de chasse dissimulé dans un étui à guitare. Il a fait usage de son arme « à une ou deux reprises dans les espaces communs du 1er étage » vers 9 heures du matin. C'est lors de cette première salve qu'il a blessé les deux victimes, « touchées aux membres inférieurs » et « transportées à l'hôpital, sans pronostic vital engagé », a indiqué le parquet.

Le jeune homme a touché en premier le proviseur, « on ignore s'il le visait ou si c'est parce que c'était la première personne » sur son chemin, a déclaré le maire d'Aubagne à La Provence. Il a ensuite tiré sur la professeure. Le maire a confirmé auprès de BFMTV que le principal de l'établissement « est en urgence relative ».

Des tirs au deuxième étage, puis l'interpellation

Le collégien a poursuivi son geste au deuxième étage. Là, il a tiré « à deux reprises, une première fois devant une professeure en direction du sol, et une deuxième fois à l'intérieur d'une salle de classe occupée, le tir atteignant le tableau », a précisé le parquet. Aucun autre blessé n'est à déplorer.

Le collégien a finalement été maîtrisé par un membre du personnel de l'établissement, qui semble être le CPE, souligne Le Parisien. Il a été interpellé « alors qu'il redescendait dans les escaliers », selon le parquet de Marseille, puis placé en garde à vue. Le préfet a indiqué que l'adolescent « n'est pas connu pour des faits de délinquance, de radicalisation ». Giovanni Schipani, adjoint à la Sécurité du maire d'Aubagne, a confié à La Provence que l'élève « subirait une situation de harcèlement ».

Évacuation des élèves et réactions politiques

Peu de temps après la fusillade, les élèves ont été confinés dans la cour du collège, puis évacués progressivement vers la sortie, a précisé La Provence. Le parquet de Marseille a saisi l'AVAD (association d'aide aux victimes), qui s'est rendue sur place. Une cellule psychologique a été ouverte pour les adolescents qui en ressentent le besoin, a indiqué le maire d'Aubagne.

Sur X, le président de la République Emmanuel Macron a adressé sa « pleine solidarité » et son « total soutien » au principal et à l'enseignante blessés, saluant « le sang-froid et la réaction exemplaire de l'équipe éducative ». Le ministre de l'Éducation a dénoncé un « acte inadmissible » et a annoncé qu'il se rendrait dans l'après-midi au collège, en compagnie du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et de la ministre déléguée à l'Enseignement et à la Formation professionnels et à l'Apprentissage Sabrina Roubache. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête « pour tentatives d'assassinat », confiée à la brigade criminelle de la DCOS.