Fréjus : 15 ans de prison pour le viol d'une joggeuse, l'accusé afghan fait appel
Fréjus : 15 ans pour viol d'une joggeuse, l'accusé fait appel

Fait divers à Fréjus : un Afghan condamné à 15 ans de prison pour le viol d'une joggeuse

La cour criminelle du Var, siégeant à Draguignan, a rendu ce mercredi 31 mars 2026 un verdict sévère dans une affaire de viol qui avait profondément marqué la région. Farshi Mohammadi, un ressortissant afghan de 25 ans en situation irrégulière, a été condamné à la peine maximale de 15 ans de réclusion criminelle pour le viol d'une jeune femme survenu le 28 août 2023 sur les rives du Reyran à Fréjus.

Un verdict immédiatement contesté

Dès l'annonce de la décision judiciaire, l'accusé a fait connaître son intention d'interjeter appel. La cour, présidée par Emmanuelle de Rosa, a suivi à la lettre les réquisitions de l'avocate générale Justine Poirieux, prononçant également une interdiction définitive du territoire français à l'encontre de Farshi Mohammadi.

« Dans ce dossier, les éléments étaient suffisants pour prononcer une condamnation pour viol », a déclaré la présidente de la cour à l'adresse de l'accusé. « Vous avez commis un crime, mais aussi violé les principes les plus fondamentaux de notre société, et notamment ceux d'égalité et de sécurité. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le récit d'une agression traumatisante

Les faits remontent au 28 août 2023, en milieu d'après-midi, alors qu'Élodie (prénom modifié) effectuait son jogging quotidien le long du Reyran. Croisant la route de Farshi Mohammadi, la jeune femme de 30 ans a été projetée au sol. Son agresseur a tenté de lui enlever son short avant que la victime, pour éviter une pénétration, ne « propose » une masturbation.

Profitant que son agresseur avait le pantalon sur les genoux, Élodie a tenté de prendre la fuite mais, dans la panique, s'est retrouvée bloquée par une forêt de roseaux. Farshi Mohammadi est alors revenu à la charge et lui a imposé une fellation.

Un témoignage courageux en huis clos

Lundi après-midi, dans l'intimité d'un huis clos, Élodie a trouvé la force de témoigner de son calvaire devant la cour. « C'était important pour elle de dire à haute voix à des magistrats ce qu'elle a vécu », a expliqué son avocate, Me Rita Ferro. « Que l'accusé entende aussi, que ce viol ne reste pas que des mots couchés sur des procès-verbaux. »

Pour l'avocate générale Justine Poirieux, les débats ont cependant été « laborieux ». « L'accusé n'a reconnu les faits qu'à demi-mot, il a fallu le pousser un peu dans ses retranchements », a-t-elle précisé, ajoutant qu'il n'avait pas réitéré ses premières déclarations après son interpellation où il avait affirmé avoir violé la victime car elle n'était « pas assez couverte ».

Un passé judiciaire en Allemagne

L'enquête a révélé que Farshi Mohammadi était déjà connu des autorités allemandes. Son ADN correspondait à une base de données outre-Rhin où il avait été condamné à cinq reprises, notamment pour vol avec violences. Interpellé non sans difficulté le 29 septembre 2023 par la police municipale de Fréjus, il avait initialement reconnu les faits, les attribuant à un état d'ivresse.

La cour l'a également reconnu coupable d'avoir embrassé de force une employée d'un centre de réfugiés le 17 août 2023 à Toulon, bien que l'accusé continue de nier cette seconde atteinte sexuelle, comme l'a noté son avocat, Me Eric Vincent.

Immédiatement après le verdict, Farshi Mohammadi a prévenu son conseil de son souhait d'interjeter appel, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle procédure judiciaire dans cette affaire qui a profondément ému la communauté fréjusienne.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale