Français détenu en Italie pour missiles : il clame son innocence
Français détenu en Italie pour missiles : il clame son innocence

Régis Normand, 46 ans, interpellé en juin dans le port de Bari avec trois missiles antichars Akeron et un missile d'entraînement, clame son innocence. Ses avocats et le fabricant MBDA affirment qu'il est victime d'une anomalie administrative, pas d'un trafic.

Une licence du ministère français des Armées comme preuve

Me Fabio Schino, avocat italien, et Me Elias Stansal, avocat français, ont déclaré à l'AFP que leur client n'a commis aucun délit. Ils s'appuient sur une licence individuelle de transfert émise par le ministère français des Armées, valide jusqu'au 26 janvier 2027, autorisant le transport temporaire des armes vers la Grèce.

« Il ne s'agit en aucun cas d'un trafic d'armes de guerre. Il n'a commis aucune infraction mais depuis bientôt trois mois, il se retrouve plongé au cœur d'une problématique administrative qui le dépasse complètement », a ajouté Me Stansal.

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MBDA soutient le transporteur et évoque une anomalie

Le groupe européen MBDA, fabricant des missiles, a apporté son soutien à ce salarié d'une entreprise de transport. Une porte-parole a déclaré : « L'irrégularité qui est reprochée porte sur une anomalie administrative, et non sur la nature du transport ou sur le destinataire. Il ne s'agit pas d'une affaire de trafic d'armement. »

« Nous coopérons avec les enquêteurs, et nous leur avons transmis toute la documentation (...) Nous espérons que le malentendu sera dissipé », a-t-elle ajouté.

Des maquettes inertes, sans danger

L'avocat italien et MBDA ont souligné que l'armement n'était pas en état de fonctionnement. « Ce sont des maquettes de test inertes, sans élément pyrotechnique. Elles ne présentaient aucun danger », selon le fabricant. Fabio Schino a évoqué « des maquettes fonctionnelles inertes et de l'équipement de test, qui n'ont aucune capacité offensive, quelle qu'elle soit, et sont techniquement inadaptées à une conversion en armes opérationnelles ».

Selon le mandat d'arrêt, le Français a déclaré aux enquêteurs que les missiles avaient été réparés sur l'île grecque de Crète et qu'il les ramenait au fabricant. La justice italienne souhaite clarifier des incohérences dans les documents produits. L'Akeron est présenté par MBDA comme un missile conçu pour les combats en rase campagne ou en milieu urbain.

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