Foch : mobilisation contre le transfert des 6e et 5e vers Jean-Jaurès
Foch : mobilisation contre le transfert des collégiens

Un rassemblement est prévu ce mardi 29 septembre à 8 h devant le collège public Foch de Saint-Affrique. L'intersyndicale des personnels de la cité scolaire Jean-Jaurès (Sud éducation, CGT, FSU) et la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) appellent à cette mobilisation après l'annonce du Département de transférer, à la rentrée de septembre 2027, tous les collégiens des classes de 6e et de 5e du bâtiment Foch vers le site du lycée public Jean-Jaurès. Selon l'intersyndicale, ce transfert concernerait environ 200 élèves.

Une annonce contestée dès le conseil d'administration

La décision a été annoncée le mardi 22 septembre lors d'un conseil d'administration extraordinaire du collège. Face à cette annonce, l'assemblée générale des personnels, réunie vendredi 25 septembre, a appelé à ce rassemblement. Les cosignataires ont diffusé dimanche 27 septembre une pétition commune intitulée « Non à une fermeture précipitée du site Foch, pour une véritable concertation et des garanties avant tout regroupement ».

Arnaud Viala, président du Département, a répondu dans nos colonnes samedi : « On s'y est pris assez tôt pour avoir le temps de lever les inquiétudes et justement les mois qui arrivent seront dédiés au dialogue que l'on veut serein, constructif et apaisé. »

Des questions sur le bien-être et la sécurité des collégiens

Les cosignataires estiment qu'une décision d'une telle importance ne peut pas être prise sans une véritable concertation. « Le site Foch offre aujourd'hui aux collégiens un environnement qui leur est propre. Le regroupement sur Jean-Jaurès conduirait à réunir sur un même site des collégiens, des lycéens et des étudiants. Nous demandons que les conséquences de cette nouvelle organisation sur le bien-être, la sécurité, les conditions d'apprentissage et la vie quotidienne des collégiens soient réellement étudiées et présentées aux familles et aux personnels. »

Depuis l'annonce du projet, les personnels sont invités à des réunions, ateliers et groupes de travail sur l'aménagement des locaux, la restauration, la circulation et l'organisation future. Mais pour l'intersyndicale, « cette démarche est utile et nécessaire. Mais une véritable concertation aurait dû précéder la décision de regrouper les deux sites, et non intervenir uniquement pour organiser sa mise en œuvre. »

Des inquiétudes sur les moyens humains et les infrastructures

L'intersyndicale souligne que le regroupement entraînerait l'arrivée d'environ 200 collégiens supplémentaires sur le site Jean-Jaurès, « ce qui pose des questions très concrètes : salles, cour, installations sportives, sanitaires, espaces éducatifs, circulation, stationnement, transports, sécurité et restauration ». Selon les cosignataires, « la cité scolaire compte aujourd'hui 21 agents, alors qu'un fonctionnement futur à 20 agents a été évoqué. Dans le même temps, les équipes sont déjà parfois amenées à travailler en mode dégradé lorsqu'elles ne disposent pas de moyens humains suffisants. Comment envisager d'accueillir davantage d'élèves tout en diminuant le nombre d'agents ? »

L'intersyndicale conclut : « Nous ne sommes pas tous nécessairement opposés au principe d'une évolution de la cité scolaire. En revanche, nous considérons qu'un regroupement d'une telle importance ne peut être engagé sans que les conditions de sa réussite soient clairement établies et garanties. »

Des questions sur le calendrier et le nouveau Pem

Par ailleurs, certains élus s'interrogent sur le calendrier : pourquoi cette décision intervient-elle maintenant, alors que début janvier 2026 est entré en fonction le nouveau pôle d'échange multimodal (Pem), la nouvelle gare routière située le long du collège Foch, pour un coût d'environ 1,25 M€ ? Le Pem a intégré les bus scolaires dans ses plans.

L'intersyndicale et la FCPE demandent : un moratoire sur la fermeture du site Foch et sur le calendrier actuel du regroupement ; une véritable concertation associant personnels, parents d'élèves, représentants des élèves et élus ; la communication transparente des études ayant conduit au choix du regroupement ; des garanties précises sur l'accueil des quelque 200 élèves supplémentaires ; des garanties écrites sur les moyens humains (titulaires, contractuels, remplacements, effectif nécessaire) ; une définition claire du mode dégradé ; l'engagement qu'aucun transfert ne sera effectué tant que les travaux, équipements, organisation et moyens humains ne seront pas opérationnels ; et enfin du temps, de la transparence et des engagements concrets avant toute fermeture du site Foch.