Fermeture administrative d'un mois pour un bar de Bizanos après des incidents graves
La P'tite guinguette des sardines, un bar situé dans la zone d'activité de Bizanos, fait face à une fermeture administrative d'un mois ordonnée par la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Cette décision intervient suite à l'ouverture de deux enquêtes judiciaires concernant des faits de violences survenus en décembre 2025 et la suppression de vidéos de caméras de surveillance.
Des violences aggravées impliquant des agents de sécurité
Les habitués de l'établissement ont découvert la fermeture soudaine jeudi 19 mars via un message publié par l'équipe dirigeante sur les réseaux sociaux, indiquant simplement : « La P'tite guinguette des sardines est fermée exceptionnellement. Nous vous tenons informés de la suite des événements. À très vite. » La raison précise n'était pas mentionnée, mais la préfecture a confirmé qu'une enquête judiciaire a été ouverte pour des faits de violences aggravées commises par des agents de sécurité dans la soirée du 13 au 14 décembre 2025.
Ce soir-là, deux femmes ont été impliquées dans un différend violent avec les agents du bar. Selon les informations disponibles, elles auraient subi plusieurs jours d'interruption totale de travail (ITT) et l'une d'elles aurait même eu le poignet cassé, ce qui souligne la gravité des incidents.
L'effacement des vidéos de surveillance aggrave la situation
Au cours des investigations policières, le gérant du bar, Laurent Serrat, a initialement affirmé qu'aucun enregistrement de caméra n'était disponible. Cependant, la préfecture a révélé que la saisie et l'exploitation du disque de vidéoprotection ont permis de constater que les images avaient été volontairement effacées par le gérant le lendemain des violences, précisément après que les services de police lui en ont demandé l'extraction.
Le parquet de Pau a ouvert une seconde enquête pour cet effacement, qui constitue un délit au sens de l'article 434-4 du Code pénal. Cet article punit jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende le fait de détruire, soustraire, receler ou altérer un document ou un objet de nature à faciliter la découverte d'un crime ou d'un délit, la recherche des preuves ou la condamnation des coupables.
Le gérant reconnaît ses erreurs et prépare la réouverture
Lors de son audition par la police, Laurent Serrat a admis sans détour l'effacement des vidéos. Il a déclaré : « Je leur ai dit que j'avais fait une grosse bêtise. Je suis repentant. Et surtout en colère après moi, mais c'est ma première vraie erreur en 20 ans. Je trouve la sanction très lourde pour une première faute, mais j'assume. » Ces propos ont été rapportés par le journal « Sud Ouest » vendredi 20 mars.
Malgré cette situation difficile et en attendant les résultats des enquêtes judiciaires, le gérant prépare déjà la réouverture du bar, qui ne pourra pas intervenir avant le 18 avril inclus. Il a confié : « Je vais en profiter pour me réinventer, de manière à présenter quelques surprises à nos clients quand ils pourront revenir. »
Contexte local et précédents similaires
Il est à noter qu'au mois de janvier, une discothèque du centre-ville de Pau avait déjà écopé d'une fermeture administrative de deux semaines pour des troubles à l'ordre public graves. Des bagarres à répétition et des agressions sexuelles avaient été relevées dans le rapport des enquêteurs, montrant que les autorités locales sont vigilantes face à ce type d'incidents dans les établissements de nuit.
La fermeture de La P'tite guinguette des sardines soulève ainsi des questions sur la gestion de la sécurité et la transparence dans les bars de la région, tandis que les enquêtes se poursuivent pour déterminer les responsabilités exactes dans ces événements.



