Fac de lettres de Nantes évacuée par la police, l'université déplore des dégradations massives
Fac de lettres de Nantes évacuée, dégradations massives

Samedi 10 octobre 2026, les forces de l'ordre ont évacué le bâtiment de la faculté des lettres de l'université de Nantes, occupé depuis mercredi en solidarité avec le mouvement lycéen. La police nationale a diffusé sur les réseaux sociaux des images montrant l'intérieur du bâtiment, où d'importantes dégradations ont été constatées, sans que l'ampleur exacte des dégâts soit encore connue.

Une intervention policière sous tension

Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), la Police Nationale 44 a indiqué : « Ce matin, nos policiers, assistés par des unités CRS, sont intervenus pour évacuer le bâtiment de la fac de lettres de l'université de Nantes squatté par des individus. Lors de la progression dans le bâtiment, nous avons pu constater les importantes dégradations. » L'accès à ce contenu X a été bloqué afin de respecter les choix de consentement des utilisateurs.

Selon la présidente de Nantes Université, Carine Bernault, lors de l'intervention policière samedi, « il restait entre 30 à 40 occupants ». Les jours précédents, plusieurs centaines de personnes occupaient les lieux, selon l'université, qui a souhaité l'évacuation en raison de « menaces au couteau, comportements à risques, dégradations massives, appel à mobilisation violente ». Quatre occupants ont été interpellés lors de l'opération, mais aucune garde à vue n'a été décidée.

Un bâtiment « très délabré » et des bureaux vandalisés

Dans un communiqué, la direction de l'université fait état « d'un bâtiment très délabré, (tags, matériel détourné, murs souillés, bureaux des syndicats étudiants et personnels de Nantes Université lourdement vandalisés, matériel informatique cassé…) ». Abritant notamment la faculté de lettres et langage, le bâtiment vandalisé restera fermé « le temps d'évaluer la situation et de procéder aux travaux de remise en état ».

Carine Bernault a exprimé « son écœurement » : « Rien ne peut justifier de tels agissements, qui portent atteinte à notre université, à ses missions et aux personnels et étudiants qui la font vivre au quotidien. L'université c'est un lieu ouvert, c'est un lieu de débat, de discussion, de contradiction, ce n'est pas un lieu qu'on ferme, ce n'est pas un lieu qu'on massacre. »

Un impact majeur sur l'activité

« Je n'avais jamais vu ça », a ajouté la présidente sur LCI, estimant que « ces bâtiments vont rester fermés pendant plusieurs semaines » avec « un impact majeur sur l'activité ». Les travaux de remise en état devront être planifiés, et l'université devra évaluer les conséquences sur les cours et la vie étudiante. La fermeture prolongée du bâtiment de la faculté des lettres et langage pourrait affecter de nombreux étudiants et personnels, alors que l'université doit faire face à des dégradations massives.