Une nonagénaire privée de sa dernière demeure
Christine Farenq raconte son calvaire : « Ça me hante. » Sa mère, Geneviève Farenq, décédée à 92 ans il y a quelques mois, n'a pas pu être inhumée selon ses dernières volontés. La cause : une erreur d'inhumation au cimetière de Gigean. Ses deux filles, Christine et Sylvie, sont meurtries et ont décidé de témoigner.
Un caveau familial déjà occupé
En avril 2025, lors de l'organisation des funérailles, les sœurs ont demandé l'ouverture du caveau familial Farenq-Salles. Mais les employés des pompes funèbres ont découvert qu'il n'y avait plus de place. Pourtant, le père de famille avait fait réduire les corps pour réserver la dernière place à son épouse. La mairie a alors révélé qu'une certaine Joséphine Mouret, née Farenq, y avait été enterrée en 2018, sans que la famille en soit informée.
Deux branches familiales confondues
En réalité, deux branches de la famille Farenq possèdent des caveaux distincts mais côte à côte au cimetière, en concession perpétuelle depuis 1900. L'un est gravé « Farenq-Salles », l'autre « Farenc-Coutal ». Joséphine Mouret appartenait à l'autre branche, celle d'Antonin Farenq, frère de Pierre-Emile Farenq, dont descendent Christine et Sylvie. « Cette inhumation, autorisée par la mairie, n'aurait jamais dû avoir lieu dans notre concession. C'est une grave négligence », s'indigne Christine.
La mairie se défend
Le maire de Gigean, Marcel Stoecklin, affirme qu'« il n'y a pas d'erreur commise par la commune ». Selon lui, en 2018, la mairie a suivi les instructions des pompes funèbres, avec des documents signés par la famille de la défunte. Il précise qu'aucune information ne faisait état de l'existence de deux caveaux distincts avant 2025. La mairie impute la difficulté à un défaut de communication au sein de la famille.
Une famille en colère
Les deux sœurs, n'ayant pu contacter la famille de Joséphine Mouret, ont dû faire incinérer leur mère. « Ce n'est pas ce qu'elle voulait. Sa dernière volonté a été bafouée », conclut Christine.



