Un événement rarissime s'est produit ce jeudi 21 mai au tribunal correctionnel de Pau. Un prévenu d'environ 25 ans, placé en détention provisoire pour des faits de dégradations et d'incendies de poubelles, devait comparaître en comparution immédiate. Mais en raison d'un sous-effectif au sein de l'administration pénitentiaire, aucune escorte n'a pu être assurée entre la maison d'arrêt et la salle d'audience.
Habituellement, lorsque les agents pénitentiaires sont en nombre insuffisant, les forces de police ou de gendarmerie prennent le relais pour transférer le détenu. Cependant, ce jeudi, aucune équipe n'était disponible. Le prévenu, interpellé en flagrant délit dans la nuit du 19 au 20 mai à Pau, dans les quartiers de Trespoey et des allées Morlaàs, est déjà connu de la justice pour des faits similaires.
Les magistrats, dans l'impossibilité de statuer sur son cas, ont dû reporter l'audience au 23 juillet. En attendant, ils ont prononcé sa remise en liberté. Cette situation exceptionnelle met en lumière les difficultés croissantes rencontrées par l'administration pénitentiaire et les forces de l'ordre en termes d'effectifs.



