À Verviers, en Belgique, une habitante risque une amende de 250 euros en raison de dépôts sauvages jetés dans son jardin par des tiers. Bénédicte, mère de famille souffrant de maux de dos, a rapporté à Sud Info son exaspération face à l'accumulation de déchets qu'elle n'a pas causée et qu'elle doit pourtant nettoyer.
Une accumulation de déchets de toutes sortes
Plastique, excréments, mauvaises herbes : Bénédicte constate que de nombreux individus n'hésitent plus à jeter leurs déchets par-dessus sa barrière ou derrière sa palissade. La situation a atteint un summum récemment, comme elle l'explique : « Les crasses en plastique, ça passe encore, je peux encore les ramasser. Les pots de glace, voilà. Mais maintenant, les excréments dans les sachets fermés… »
Il faut aussi composer avec les mauvaises herbes et les racines aux alentours, ou encore les débris laissés après de récentes interventions sur la route. Bénédicte n'est pas seule : elle peut compter sur son fils unique, qui l'aide à nettoyer, ce que lui aurait conseillé un agent de quartier. Cependant, la rue est à sens unique, ce qui limite son champ d'action. « Je ne veux pas que mon fils se fasse tuer par un automobiliste », assène la mère de famille agacée.
Une amende qui pourrait tomber malgré ses efforts
Aujourd'hui, Bénédicte espère être entendue. Elle réclame qu'une poubelle lui soit attribuée et surtout qu'elle ne se voie pas infliger « une amende pouvant atteindre 250 euros » malgré ses efforts pour que le coin soit le plus propre possible. Elle souffre que ses efforts ne soient pas reconnus à leur juste valeur et que rien ne soit fait pour améliorer sa situation.
Cette affaire rappelle d'autres cas similaires en Belgique, où des habitants ont été sanctionnés pour des dépôts sauvages. Par exemple, un maire a découvert un dépôt sauvage de déchets et a recadré l'auteur des faits, tandis que six habitants ont écopé d'une amende de 500 euros pour avoir déposé des déchets à côté de conteneurs déjà pleins. Dans un autre village, un maire a sonné chez un habitant pour lui rendre ses poubelles abandonnées en pleine nature.
Une situation qui reste à résoudre
Bénédicte attend désormais une réponse de l'administration verviétoise. Son cas illustre les difficultés rencontrées par certains citoyens confrontés à des incivilités récurrentes, alors qu'ils s'efforcent de maintenir un environnement propre. La question de la responsabilité en matière de dépôts sauvages reste posée, et Bénédicte espère que sa situation sera prise en compte pour éviter une sanction jugée injuste.