Disparition inquiétante de Manon Relandeau et sa fille en Algérie
Disparition de Manon Relandeau et sa fille en Algérie

Disparition inquiétante de Manon Relandeau et de sa fille

La gendarmerie nationale a lancé un appel à témoins dans le cadre de la disparition de Manon Relandeau, une jeune mère de famille de 31 ans originaire de la région nantaise, qui n'a plus donné signe de vie depuis le 27 mars. Selon le parquet de Nantes, son compagnon, âgé de 41 ans et père de l'enfant, a pris un avion le 2 avril à destination de l'Algérie avec leur fille de 15 mois. Une enquête pour meurtre et enlèvement a été ouverte.

Appel à témoins et cellule d'enquête

Dans son appel à témoins diffusé mercredi soir sur les réseaux sociaux, la gendarmerie souligne : « Toute personne disposant d'un élément pouvant aider les enquêteurs est invitée à se manifester. Chaque information compte, même si elle vous semble insignifiante. » Cet appel vise à récolter des éléments utiles à l'enquête en profitant de la médiatisation récente de l'affaire. Les informations sont centralisées via un numéro unique dédié à la cellule nationale spécialement créée pour ces investigations. Dirigée par la section de recherches de Nantes, cette cellule compte quinze enquêteurs.

Proches et espoir de séquestration

Ce sont les proches de la jeune femme qui ont donné l'alerte le 3 avril, inquiets de ne pas avoir de nouvelles depuis plusieurs jours. Le commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Nantes, Thierry Coin, a expliqué : « Très rapidement, les investigations réalisées dans la journée nous ont conduits vers une disparition inquiétante. Le soir même, nous avions des techniciens en investigation criminelle. Durant tout le week-end de Pâques, nous sommes montés en puissance pour atteindre pratiquement 60 militaires engagés. »

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Interrogée par Le Parisien, la famille exprime un traumatisme indicible. Le beau-père de Manon déclare : « On a l'impression d'être dans un film. On ne pensait pas vivre ça un jour. » Il se souvient d'une Manon « tellement heureuse » lors de leur dernière rencontre fin mars. Malgré les conclusions des enquêteurs, le cercle familial s'accroche à l'espoir d'une séquestration plutôt que d'un meurtre.

La marraine de Manon décrit une relation devenue toxique : son compagnon « l'empêchait de parler à des hommes » et « la coupait de sa famille ». Sa mère, malgré l'angoisse, affirme : « Plus les jours passent, plus je me dis qu'elle sera anéantie psychologiquement. Mais on va l'aider dans cette épreuve. Il faut qu'on garde espoir, elle sera fière de nous. »

Recherches sur le terrain

Des dizaines de gendarmes ont été mobilisés pour des recherches autour du domicile du couple à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique) et près de la ferme tenue par Manon Relandeau. Des moyens aériens (drone, hélicoptère), deux équipes cynophiles et la brigade fluviale ont été déployés. Le parquet a indiqué que le conjoint, après avoir quitté la France, a contacté quelques personnes par téléphone, sans plus de précisions.

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