Selon une enquête de NBC News publiée ce mercredi 30 septembre, Sean « Diddy » Combs, incarcéré à la prison fédérale de Fort Dix dans le New Jersey, aurait recréé une partie de son train de vie luxueux derrière les barreaux. Le rappeur de 56 ans bénéficierait de services rendus par d'autres détenus, de téléphones interdits et d'alcool haut de gamme, le tout financé par des proches via des comptes de cantine.
Des privilèges financés par des proches
Le média américain affirme avoir interrogé quatre hommes ayant séjourné dans la même unité que le rappeur, et consulté des photos et vidéos prises à l'intérieur de la prison, dont une séquence où Sean Combs semble utiliser un téléphone portable de contrebande. Selon ces témoignages, des détenus cuisineraient pour lui, feraient son lit, laveraient son linge ou nettoieraient les sanitaires avant son passage. Des massages, des téléphones interdits, de l'alcool haut de gamme et des photos de nus feraient également partie de son quotidien.
« Ce n'est pas le genre de trucs qu'on voit normalement en prison. C'est un truc de riches. Ça a l'air dingue, mais bon, c'est Diddy », raconte l'un des anciens détenus cité anonymement. Selon NBC News, ces services seraient payés plusieurs milliers de dollars par mois, versés par des proches sur les comptes de cantine des détenus chargés de les rendre. Certains cuisineraient pour lui, d'autres feraient le ménage, son lit ou sa lessive. Un détenu lui aurait même prodigué des massages « à la chinoise », tandis que d'autres conserveraient son téléphone ou son courrier.
Téléphone, alcool et photos de nus
Toujours selon NBC News, Sean Combs utiliserait des téléphones introduits clandestinement dans la prison pour consulter Instagram et regarder des photos de nus ou à caractère sexuel envoyées par une ancienne petite amie. Il aurait également accès au Remeron, un antidépresseur recherché sur le marché noir de la prison pour ses effets sur l'humeur, ainsi qu'à une réserve d'alcool haut de gamme introduite clandestinement et partagée avec quelques détenus.
« Au bout d'un moment, j'en ai eu marre de cuisiner. Il a commencé à aller voir les Jamaïcains », raconte l'un des détenus interrogés. Selon les témoins, « la fête a commencé quasiment le jour même de son arrivée » à Fort Dix.
Réactions de l'entourage et de l'administration
Sean Combs purge une peine de 50 mois de prison après avoir été reconnu coupable de deux chefs de transport de personnes à des fins de prostitution. Ses avocats avaient demandé son transfert à Fort Dix, où il pouvait suivre un programme de désintoxication. Placé à l'isolement durant l'été après une altercation avec un autre détenu, il aurait ensuite été exclu du programme de traitement.
Son porte-parole minimise les révélations de NBC News. Selon lui, les médias transforment des éléments ordinaires de sa vie en prison en informations majeures. « La seule véritable information est que Sean continue de purger sa peine en attendant la décision du tribunal concernant son appel. » L'administration pénitentiaire américaine ne commente pas les conditions de détention d'un prisonnier en particulier, mais reconnaît que la contrebande reste « un défi constant » dans ses établissements.