Des néo-nazis bulgares taguent des mains rouges à Paris contre Gaza
Des néo-nazis bulgares taguent à Paris contre Gaza

Printemps 2024. Dans un bar de Sofia, en Bulgarie, deux hommes discutent autour d'une bière. Le premier, un homme brun, sculpté par des années de fitness, parle avec animation. Mircho Angelov est révolté par la situation à Gaza. "Je veux organiser une manifestation pacifique contre le génocide palestinien", explique-t-il, les larmes aux yeux. Son acolyte l'écoute attentivement. Son tee-shirt à manches longues dissimule mal les tatouages qui s'étalent sur sa nuque, témoignage de son passé néo-nazi. Il s'appelle Georgi Filipov et jure aujourd'hui être un autre homme. Désormais, il se consacre à trois choses : le tourisme, la paix dans le monde et courir après l'argent - le projet d'Angelov offre tout cela.

Un voyage organisé pour taguer Paris

Il a prévu de filer à Paris taguer des mains rouges sur des murs. Filipov, graffeur aguerri, pourrait lui être utile. Veut-il l'accompagner pour ce voyage tous frais payés ? Il recevra 1 000 euros une fois l'opération accomplie. Et s'ils se font attraper ? Ce n'est qu'un acte de vandalisme. On ne va pas en prison pour trois tags. Deux semaines plus tard, Filipov et Angelov s'envolent donc pour Paris. Du 12 au 14 mai, les deux hommes, rejoints par un troisième, Kiril Milushev, taguent divers murs du centre de la capitale, photos à l'appui. Angelov règle chaque frais, pianote furieusement sur son téléphone. Filipov ne pose pas de questions.

Une opération qui tourne mal

Le 14 mai, à 4 heures du matin, une opération tourne mal : un gardien les surprend. Ils s'enfuient vers Bruxelles, puis Sofia. Filipov touche ses 1000 euros et pense l'histoire derrière lui.

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