Le 13 septembre dernier, Yannick, un cycliste quadragénaire, a été percuté par une voiture à Eindhout, dans la province d'Anvers en Belgique. Le conducteur a pris la fuite, laissant la victime grièvement blessée et son chien Rizla, un American Staffordshire Terrier, mort sur le coup. Immobilisé depuis fin septembre dans un lit médicalisé installé dans sa maison, Yannick dénonce la lenteur de l'enquête, alors que le suspect a été identifié par des témoins et libéré après son audition.
Un choc violent et un conducteur qui s'enfuit
L'accident s'est produit près d'un étang, à peine deux rues plus loin de son domicile. Yannick raconte : « Nous étions près de l'étang, à peine deux rues plus loin, quand j'ai soudain vu un véhicule arriver en face, droit sur moi. Je me rappelle m'être dit 'il veut me tuer'. J'ai essayé de l'éviter, en vain. » Il est violemment fauché, et son chien meurt sur le coup.
Le conducteur serait descendu de son véhicule pour ramasser son pare-chocs et sa plaque d'immatriculation avant de prendre la fuite, sans porter assistance à Yannick, laissé pour mort. « Quand l'ambulance est arrivée, j'ai repris connaissance un très court instant, se souvient le quarantenaire. J'ai vu mon vélo soixante mètres plus loin et, de l'autre côté, j'ai aperçu Rizla. Après ça, j'ai à nouveau perdu connaissance jusqu'à mon arrivée à l'hôpital. »
Des fractures multiples et une rééducation incertaine
Yannick s'en sort avec de multiples fractures, au genou ainsi qu'aux tibias droit et gauche. Son poignet est littéralement fracassé. Il quitte l'hôpital deux semaines plus tard, le 29 septembre, après avoir subi quatre opérations. Il s'engage dans une période de rééducation qui s'annonce très longue, plusieurs mois au minimum, sans garantie de rétablissement complet.
« Je veux au moins offrir un adieu digne à mon chien », confie-t-il, alors que le sort de son animal reste inconnu. Selon le commissaire en charge de l'affaire, « les pompiers ont emporté la dépouille pour la remettre à la commune ».
Une enquête qui piétine malgré l'identification du suspect
Yannick fustige une enquête qui n'avance pas, alors même qu'il connaît l'identité de l'homme qui l'a percuté. « Des témoins m'ont dit de qui il s'agissait. Apparemment, cette personne était à nouveau installée en terrasse le soir même. Elle se serait présentée à la police le lendemain de l'accident, mais a pu repartir librement après sa déclaration », raconte-t-il, démuni, alors que lui n'a jamais été interrogé.
« Quand j'appelle moi-même pour savoir où en est l'affaire, on me répond à chaque fois que l'enquête suit son cours et qu'on me recontactera. À ce jour, j'attends toujours », regrette-t-il. La victime attend des réponses et espère que l'enquête aboutira, tandis que sa rééducation s'annonce longue et incertaine.