Cours en ligne perturbés dans 5 lycées des Alpes-Maritimes
Cours en ligne perturbés dans 5 lycées des Alpes-Maritimes

Des cours en visioconférence destinés à des lycéens des Alpes-Maritimes ont été perturbés ce mardi 6 octobre 2026 au matin par des insultes, des cris racistes, des musiques et des références terroristes. Le rectorat de l'académie de Nice a annoncé, ce mardi midi, avoir recensé des cas d'« insultes et atteintes aux valeurs de la République » dans cinq lycées du département, parmi les 28 établissements concernés par l'enseignement à distance (le département en compte 52 au total). Chaque incident donne lieu à des signalements au titre de l'article 40 et à un dépôt de plainte systématiquement adressé au parquet.

Des pseudonymes inspirés de terroristes et d'une figure condamnée

Certains internautes ont utilisé des pseudonymes à consonance terroriste pour perturber les cours. Des références ont été faites au terroriste djihadiste Salah Abdeslam, au tueur au camion-bélier Mohamed Lahouaiej Bouhlel, ainsi qu'au rappeur Freeze Corleone, condamné pour apologie du terrorisme à Nice. D'autres pseudonymes faisaient allusion aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris et du 14 juillet 2016 à Nice.

Dans certains cas, ces provocations ont conduit à interrompre les cours en distanciel. Le préfet des Alpes-Maritimes, Girier, a condamné « avec la plus grande fermeté les faits survenus lors d'enseignements en visioconférence dans plusieurs lycées ». Il a souligné que « les atteintes aux valeurs de la République, les injures et, plus particulièrement, toute référence ou glorification de mouvements ou de personnes liés au terrorisme sont particulièrement graves et choquantes ».

Le maire de Nice pointe des élèves du lycée Vauban

Dans un message publié sur le réseau social X, le maire de Nice, Éric Ciotti (UDR), a ciblé « des élèves du lycée Vauban » connectés avec des pseudonymes sulfureux. Il s'est indigné : « Que des élèves puissent ainsi ériger en références des terroristes et l'appologie du terrorisme témoigne d'un effondrement vertigineux de nos repères et de notre autorité. L'école ne peut pas devenir le théâtre de cette dérive. » Il a également appelé à une réponse « immédiate, ferme et exemplaire ».

Le préfet a indiqué qu'il restait à déterminer si ces propos émanent « d'élèves des établissements concernés ou de personnes extérieures s'étant procurées les codes d'accès aux visioconférences ». Les services du rectorat ont annoncé que chaque incident ferait l'objet d'un signalement et d'un dépôt de plainte.

Une « salle d'attente » numérique pour sécuriser les cours

Les cours doivent reprendre progressivement en présentiel ce mercredi 7 octobre. Toutefois, certains cours devraient encore être assurés en ligne. Dans cette optique, le rectorat entend mettre en place une « salle d'attente » avec un « appel numérique », afin de s'assurer qu'aucun perturbateur ne se cache derrière un pseudo de circonstance. Cette mesure vise à prévenir de nouvelles intrusions lors des prochaines sessions de visioconférence.