Cournonsec pleure la disparition d'une figure emblématique
Gilles Nurit, enfant du village de Cournonsec dans l'Hérault, s'est éteint, laissant derrière lui une empreinte indélébile sur cette commune qu'il n'a jamais quittée. Natif de ce terroir, il en était la fierté incarnée, un attachement viscéral qui a guidé toute son existence.
Un homme de la terre et des valeurs familiales
Dès l'âge de seize ans, Gilles Nurit a travaillé dans les vignes, forgeant un lien profond avec cette terre héraultaise. Homme aux valeurs solides, il plaçait sa famille au-dessus de tout, un pilier essentiel de sa vie. Son engagement pour sa communauté s'est concrétisé par trente années de service au conseil municipal, où il a occupé le poste d'adjoint au maire durant plusieurs mandats, marquant de son dévouement la vie publique locale.
Une passion pour le tambourin et les traditions villageoises
La grande "maïsse" de Gilles ne résonnera plus sur le terrain de tambourin qu'il chérissait tant. Joueur passionné dans sa jeunesse, il était devenu un supporter fidèle des équipes locales, animant les rencontres de son enthousiasme. Habitué de la fête du village, il participait autrefois activement aux animations nocturnes ; plus récemment, c'était à sa porte que la bouteille carillonnait, à plusieurs reprises chaque nuit durant les célébrations, symbolisant son attachement aux coutumes.
Un chasseur respectueux et une expression devenue légendaire
Les lapins et les sangliers peuvent désormais se reposer paisiblement dans les vignes et la garrigue, car la fine gâchette qu'il était ne viendra plus troubler leur quiétude. Gilles Nurit, qui répétait souvent "lo som m'arapa" (le sommeil m'attrape), s'est désormais endormi pour toujours. Son absence se fait déjà cruellement sentir parmi les Cournonsécois, qui perdent un de leurs piliers les plus chers.



