Le Corum de Montpellier est fermé au public jusqu'à nouvel ordre, ont annoncé les services de la Ville ce lundi 5 octobre 2026. Ce bâtiment, qui abrite plusieurs salles de spectacle, a été inondé lors des intempéries du 30 septembre et est devenu trop dangereux. Dans le même temps, un épisode pluvio-orageux de forte intensité est attendu dans le Gard et l'Hérault, tandis que les vins du bassin de Thau s'apprêtent à partir pour Paris.
Le Corum fermé après les inondations du 30 septembre
Le Corum, équipement emblématique de Montpellier, est fermé au public jusqu'à nouvel ordre. La Ville de Montpellier a pris un arrêté de fermeture administrative au titre du Code de la construction et de l'habitation, formalisant cette situation. La commission de sécurité a adopté un avis défavorable à l'unanimité. La semaine dernière, elle avait déjà estimé que les conditions n'étaient pas réunies pour accueillir les quelque 6 000 spectateurs attendus aux trois représentations de Carmina Burana, prévues à l'opéra Berlioz du 2 au 4 octobre 2026. Tout a été annulé.
Selon la métropole de Montpellier, un projet global de rénovation du Corum, décrit comme un « équipement emblématique et considéré comme l'un des fleurons du tourisme d'affaires et de congrès du territoire », sera présenté prochainement, fait savoir la collectivité par communiqué.
Un épisode cévenol attendu dans le Gard et l'Hérault
Météo Languedoc annonce sur sa page Facebook que « les conditions sont réunies pour un épisode pluvio-orageux de forte intensité sur une partie de l'Hérault et du Gard ce mercredi 7 octobre ». Cette prévision confirme celle de Météo France, qui prévoit des orages du mardi 6 au mercredi 7 octobre 2026 soir sur une grande partie du département du Gard.
« On peut s'attendre à un développement d'orages très pluvieux avec – sur la base des scénarios actuels – une faible mobilité d'une à trois heures environ selon les secteurs. On ne parlera néanmoins pas d'orages stationnaires », précise Météo Languedoc. Les cumuls pourraient atteindre 50 à 100 mm sur de vastes zones, et jusqu'à 120-160 mm en trois ou quatre heures dans les zones les plus touchées, « qui pourraient une fois encore s'étirer du fleuve Hérault aux plaines du Gard et en remontant jusqu'aux portes d'Alès, Uzès et Nîmes », selon le même bulletin.
Les vins du bassin de Thau prennent la direction de Montmartre
Près de 4 000 bouteilles de vins d'appellations locales s'apprêtent à faire le voyage jusqu'à Paris, du 9 au 11 octobre 2026. Sète Agglopôle a reconduit sa présence à la fête des Vendanges de Montmartre, qui se déroule du 7 au 11 octobre. Cette manifestation célèbre, depuis 1934, l'arrivée des cuvées provenant des vignes de la Butte.
Dans le cadre de sa compétence en matière de promotion touristique et de la labellisation « Vignobles et Découvertes », Sète Agglo s'est réservé un emplacement de 63 mètres carrés. « La valorisation des vins du territoire de Thau sera confiée à une équipe de sommeliers qui vendront, conseilleront et expliqueront la qualité de nos vins auprès d'un public international », expliquent les services de Sète Agglo. Les vins, achetés directement auprès des viticulteurs labellisés « Vignobles et Découvertes », seront vendus soit au verre, soit à la bouteille. Au total, 150 cartons, soit 3 900 bouteilles, seront acheminés vers la capitale. Un espace sera dédié à un conchyliculteur bouzigaud (la société huitres-bouzigues.com), labellisé « Vignobles et Découvertes », pour valoriser l'assemblage coquillage-vins du territoire, tandis qu'un stand réservé à la marque Pays d'Oc IGP proposera des ateliers de dégustation sur les vins de cépages IGP du bassin de Thau.
Les châtaignes des Cévennes touchées par la sécheresse
Dans les Cévennes, le ramassage des châtaignes a commencé le vendredi 2 octobre 2026 sur la commune du Collet-de-Dèze, dans l'exploitation de Camille Fages, Les Saveurs du Castanet. La saison dure un peu plus d'un mois. Cette trentenaire, fille d'éducateurs spécialisés, a repris la ferme de ses arrière-grands-parents, abandonnée pendant deux générations. Elle entretient 5 hectares de châtaigneraies reconnus en AOP. Sur la terre encore humide des pluies diluviennes du 30 septembre, elle se dirige vers une parcelle à 430 m d'altitude, où règne un imposant châtaignier vieux de plusieurs siècles. Au sol, de grands filets tendus récupèrent les bogues et fruits mûrs.
L'été historique par ses températures n'a pas épargné les châtaigneraies. Les conséquences sont visibles : des châtaignes plus petites et des pertes estimées au minimum à 40 % de la production.