La corrida prévue le 10 octobre à Palavas-les-Flots, avec les toreros Morante de la Puebla et Clemente, ne devrait pas avoir lieu. Le tribunal administratif de Montpellier a rendu une décision le 24 septembre qui empêche la tenue de l'événement. En réaction, la Ville de Béziers a lancé une campagne d'affichage pour inviter les organisateurs à délocaliser la corrida dans ses arènes, où la tradition tauromachique n'a jamais été interrompue.
Une invitation qui suscite une réflexion
Interrogé sur cette proposition, Vincent Ribera, à la tête de la société qui gère les arènes de Palavas, reconnaît que l'offre de Robert Ménard a nourri une réflexion. Cependant, il tempère : "Ça a nourri une réflexion, oui. Mais le sujet est technique et c'est très très compliqué." Il ajoute que l'idée est "sympa" mais que les obstacles sont nombreux.
Le principal frein est d'ordre juridique. Une nouvelle audience est prévue mercredi 7 octobre devant le tribunal judiciaire de Nîmes. De plus, un pourvoi devant le Conseil d'État est également en cours. Ces procédures rendent difficile tout changement d'arène à court terme.
Un changement d'arène complexe
Vincent Ribera souligne que déplacer la corrida ne serait pas simple : "Parce que s'il y a changement d'arène, ce n'est pas aussi simple que ça…" Les aspects techniques et organisationnels s'ajoutent aux incertitudes judiciaires.
La campagne de communication de la Ville de Béziers, qui se veut rassurante sur sa capacité à accueillir l'événement, n'a donc pas encore abouti à une solution concrète. L'avenir de cette corrida reste suspendu aux décisions des tribunaux.
Une décision attendue
L'audience du 7 octobre devant le tribunal judiciaire de Nîmes sera déterminante. Les organisateurs espèrent obtenir une issue favorable, mais ils se préparent à toutes les éventualités. En attendant, les amateurs de tauromachie retiennent leur souffle.
Si la corrida ne peut pas se tenir à Palavas, l'option de Béziers pourrait être étudiée plus sérieusement, mais uniquement si les conditions juridiques et techniques le permettent. Pour l'instant, l'incertitude demeure.