Le corps de Michel Meynard, disparu depuis 2012, a été retrouvé début octobre dans la chambre froide de la morgue de Toulouse-Rangueil, après 14 ans d’oubli. Ce résident de Castelnau-d’Auzan (Gers) vivait seul. L’enquête sur le service mortuaire de Rangueil, déjà critiqué pour sa gestion, a révélé cette négligence.
Une découverte macabre lors d’une inspection
On pourrait croire à une fantaisie, il n’en est rien. Quatorze longues années se sont écoulées avant que l’on retrouve le corps de Michel Meynard, oublié dans la chambre froide de la morgue de Toulouse-Rangueil, rapporte La Dépêche. « Nous avons reçu un appel le 1er octobre. J’ai cru à un gag », raconte au journal régional Virginie Busipelli-Beyries, maire de Castelnau-d’Auzan, dans le Gers.
Cet habitant de la commune avait été retrouvé mort le 5 novembre 2012. Un voisin avait donné l’alerte en constatant sa disparition. Divorcé et sans enfants, il vivait seul. Où la prise en charge du corps s’est-elle interrompue ? Après l’autopsie et l’autorisation de restitution, aucun proche ne s’est manifesté. Il revenait donc à la municipalité de prendre le relais. Or, la mairie de Castelnau-d’Auzan affirme n’avoir reçu aucune relance du service mortuaire.
Une enquête déjà en cours sur le service mortuaire
Cette découverte, début octobre 2026, s’inscrit dans un contexte particulier. Le service mortuaire de Rangueil fait l’objet d’une enquête judiciaire et administrative après des manquements dans la gestion des scellés. C’est en inspectant les lieux que les enquêteurs sont tombés sur ce corps vieux de quatorze ans.
Des recherches sont actuellement engagées pour tenter de retrouver des membres de sa famille. Cette affaire rappelle d’autres incidents similaires, comme l’échange « par erreur » de deux corps dans une morgue hospitalière, ou encore des corps stockés les uns sur les autres dans un camion frigorifique, soulignant des dysfonctionnements récurrents dans certains services mortuaires.