Le mardi 12 octobre, Louise Montangon, étudiante de 22 ans et militante du Rassemblement national, a été l'invitée de Cyril Hanouna dans l'émission TBT9. Sur le plateau, elle a débattu avec le chroniqueur Gilles Verdez, connu pour ses positions opposées. L'échange a rapidement tourné à la confrontation, chacun défendant des points de vue radicalement différents.
Un échange tendu sur la jeunesse de droite
Gilles Verdez a d'abord contesté l'argument de Louise Montangon sur une prétendue « invisibilisation de la jeunesse de droite ». Il a déclaré : « Je suis content de faire passer le message de cette jeunesse de droite souvent invisibilisée. En quoi cette jeunesse est invisibilisée ? On vous voit autant que d'autres. » Il a ajouté, sur un ton qu'il a qualifié de respectueux : « Je trouve, ma chère Louise, que vous avez une tendance à vous victimiser. » Il a rappelé que la jeunesse de droite a le même droit à la parole que celle de gauche, malgré les incidents en cours.
Louise Montangon a répondu avec fermeté : « Ça fait combien de temps que vous n'avez pas mis les pieds dans une université ? » Gilles Verdez a répliqué qu'il s'y rend régulièrement pour accompagner sa fille. La jeune militante a alors évoqué des menaces : « Il y a encore à peine une semaine, on a un de nos militants qui s'est fait tabasser. Donc non, vous ne connaissez pas la réalité des universités. » Elle a précisé : « Je n'ai pas été empêchée d'aller à l'université, j'ai arrêté mon année scolaire parce que je me suis littéralement fait menacer par 200 militants d'extrême gauche. »
Menaces et appartenance politique
Gilles Verdez a répondu avoir vécu une situation similaire : « Si, je me suis fait menacer par 200 militants d'extrême droite, lorsque j'étais étudiant. » Louise Montangon a rejeté cette comparaison en déclarant : « Je n'appartiens pas à ce camp », alors qu'elle est encartée au Rassemblement national et figure en 5e position sur la liste du RN pour les élections municipales de mars 2026 à Bordeaux, menée par Julie Rechagneux.
L'étudiante en philosophie, récemment embauchée par le JDD (groupe Bolloré), est également responsable de la section bordelaise de l'Union Nationale Interuniversitaire (UNI), un syndicat étudiant plusieurs fois épinglé pour des dérapages racistes ou antisémites de certains de ses membres. Elle a accusé Gilles Verdez : « Vous représentez ceux qui me menacent tous les jours, ceux qui me cyberharcèlent depuis déjà plus d'un an et en masse depuis mon plateau télé sur LCI. » Elle a ajouté : « Moi je ne suis pas là pour faire un débat avec vous. Vous avez 62 ans, j'en ai 22. Je suis venue porter un message, je ne suis pas venue pour faire le buzz. »
Fierté et accusations
Louise Montangon a affirmé avoir subi des discriminations et des violences à l'université en raison de ses engagements politiques, mais a noté recevoir « plus de soutien que de menaces » depuis sa médiatisation. Elle a conclu : « Moi j'assume totalement mon écartement dans un parti politique, et j'en suis même très fière d'être adhérente au Rassemblement national. Je n'ai pas peur, je n'ai pas honte. Comme vous n'avez pas honte d'être un fervent partisan de La France Insoumise. » Gilles Verdez, qui n'est encarté dans aucun parti, a fermement contesté cette qualification.