L'agression mortelle d'un militant nationaliste à Lyon
Les forces de l'ordre ont identifié cinq des six suspects potentiellement responsables de l'agression mortelle du militant nationaliste Quentin Deranque, survenue jeudi 12 février à Lyon. Trois jours après le décès du jeune homme samedi, l'enquête progresse mais aucune interpellation n'a été réalisée à ce stade, selon les informations de France Télévisions.
Le déroulement des faits
L'agression s'est produite en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Selon le procureur de Lyon, Thierry Dran, sept femmes militantes du collectif identitaire Némésis – proche de l'extrême droite et se revendiquant féministe – avaient déployé une banderole vers 17h30 pour dénoncer la présence de l'élue. Quentin Deranque était chargé d'assurer leur sécurité.
Les militantes avaient demandé à des amis de venir les aider en cas de violence, mais ces derniers restaient à l'écart lorsqu'elles ont été agressées par plusieurs individus. Deux d'entre elles ont déclaré avoir été étranglées et jetées au sol, avec des ITT de deux et cinq jours.
L'attaque contre les protecteurs
Vers 18 heures, les jeunes hommes chargés de protéger Némésis « ont été pris à partie par un groupe d'une vingtaine d'individus masqués et cagoulés », a rapporté le procureur. La plupart ont réussi à fuir, mais trois d'entre eux, dont Quentin Deranque, ont été isolés.
Ils « étaient alors jetés au sol, puis frappés à de très nombreuses reprises par plusieurs individus, au moins six pour Quentin Deranque », a précisé Thierry Dran. Deux des victimes ont pu s'échapper, tandis que Quentin Deranque est resté au sol.
Les suites tragiques
Après le départ des agresseurs, un ami du militant est revenu sur place et l'a trouvé conscient. En tentant de le ramener chez lui, il a constaté une dégradation de son état et a appelé les secours. Hospitalisé dans le coma, Quentin Deranque a été déclaré mort samedi.
Les suspects et le contexte politique
Les cinq suspects identifiés seraient connus des services de police pour des faits de vol ou de violences. Certains auraient été fichés S suite à leur appartenance au groupe antifasciste La Jeune Garde, une organisation d'extrême gauche fondée à Lyon en 2018 par Raphaël Arnault, aujourd'hui député de La France insoumise.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait pointé du doigt la possible implication de ce groupe, qui fait l'actuellement l'objet d'une procédure de dissolution. L'enquête se poursuit pour identifier le sixième suspect et déterminer les circonstances exactes de cette violente altercation.



