Un chauffeur de 44 tonnes condamné pour avoir saccagé un village girondin en pleine nuit
Chauffeur condamné après avoir saccagé un village avec son 44 tonnes

Un chauffeur de poids lourd condamné pour avoir dévasté un village girondin

Un chauffeur intérimaire travaillant pour une entreprise du Sud-Gironde a été condamné ce lundi 16 février par le tribunal judiciaire d'Agen à une peine de vingt-quatre mois de prison avec sursis. Les faits remontent au 27 décembre, lorsque cet homme a piloté son camion de 44 tonnes dans les rues étroites de Lusignan-Grand, un bourg des coteaux agenais, vers 5 heures du matin.

Un passage destructeur dans la nuit

Le passage du poids lourd, interdit aux véhicules de plus de 3 tonnes dans cette zone, a provoqué des dégâts considérables. Des murs de maisons ont été concassés, des chaussées pulvérisées, des grilles et des panneaux arrachés, et le muret du cimetière local a été emporté. Le chauffeur, qui suivait simplement le GPS de son téléphone portable, a reconnu avoir vu le panneau d'interdiction mais avoir forcé le passage car il était en retard pour ses livraisons.

Des charges multiples retenues

L'homme a été jugé pour délit de fuite, mise en danger de la vie d'autrui – il a failli emporter des riverains sur son passage – et usage illicite de stupéfiants. Lors de l'audience, il a expliqué son comportement par la peur et la confusion, déclarant : « Je n'ai pas compris ce qu'il se passait. J'ai fait des marches arrière pour me dégager. J'ai forcé le passage ».

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Un profil fragile et cabossé

L'avocate du prévenu, Me Gillet, a souligné la fragilité de son client, qui traverse une longue dépression et consomme régulièrement de l'alcool et du cannabis. « C'est un homme très fragile, qui n'a pas eu le bon jugement cette nuit-là », a-t-elle plaidé. Le casier judiciaire du chauffeur, avec six condamnations précédentes pour violences, outrages, appels malveillants et alcool au volant, témoigne d'un parcours sinueux.

Une détention provisoire et des récidives

Placé sous contrôle judiciaire depuis le 30 décembre, le Girondin a finalement été mis en détention provisoire pour avoir enfreint son interdiction de conduire. Début février, il a provoqué un accident avec sa voiture personnelle, expliquant plus tard : « J'ai voulu me suicider ».

Une condamnation assortie de mesures strictes

Le parquet a requis vingt-quatre mois de détention avec sursis probatoire, ce que les juges ont suivi. La condamnation comprend également l'annulation du permis de conduire, une obligation de travail, le remboursement des parties civiles pour les dégâts causés, et une interdiction de paraître en Lot-et-Garonne. Les magistrats ont souligné l'inconséquence et la dangerosité du prévenu, qui n'a montré aucun regret apparent pour ses actes.

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