Les habitants du quartier de La Cotonne, à Saint-Étienne, doivent s'acquitter d'une dette de 696 312 euros pour une chaufferie au bois qui n'a jamais vu le jour. Selon les informations du Progrès, chaque résident devra payer environ 4,50 euros par mois pendant douze ans, soit un total de 607 euros, pour des travaux réalisés en 2014 puis abandonnés.
Un projet lancé en 2014 puis interrompu
L'Association syndicale du quartier avait engagé en 2014 un projet de chaufferie destinée à alimenter La Cotonne. L'entreprise mandatée avait commencé les travaux, notamment la pose de canalisations. Cependant, des riverains ont déposé un recours, ce qui a entraîné le blocage du financement. Le projet a finalement été abandonné, laissant les infrastructures inachevées.
Une reconnaissance de dette datée de 2015 attestait déjà de la créance. Pourtant, celle-ci n'a été intégrée aux charges qu'à la fin de l'année 2024, lors du renouvellement du contrat du réseau de chaleur attribué au prestataire. Ce n'est qu'à ce moment que le remboursement a été officialisé.
Un remboursement étalé sur douze ans
Le remboursement doit désormais s'étaler sur douze ans. Cette décision suscite le mécontentement des propriétaires qui ont emménagé dans le quartier après l'abandon du projet. Ces nouveaux arrivants se retrouvent à payer pour un équipement dont ils n'ont jamais bénéficié.
Le montant total de la dette, 696 312 euros, correspond aux travaux réalisés en 2014. Pour chaque foyer, la facture représente environ 4,50 euros par mois, soit 607 euros sur la durée totale. Les habitants devront donc supporter cette charge supplémentaire pendant plus d'une décennie.
Une situation qui interroge
Cette affaire met en lumière les conséquences des projets abandonnés sur les résidents. Les habitants de La Cotonne, qu'ils soient arrivés avant ou après l'abandon, doivent assumer une dette liée à un équipement jamais opérationnel. La décision de l'Association syndicale, prise lors du renouvellement du contrat du réseau de chaleur, semble difficile à contester pour les propriétaires concernés.
Les prochaines années s'annoncent donc chargées pour ces habitants, qui devront s'acquitter de cette somme tout en continuant à payer leurs charges habituelles. Aucune solution alternative n'a été évoquée à ce stade.