Mohamed Y., 32 ans, sans domicile fixe et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), a reconnu avoir tué le chat Myrtille, retrouvé dépecé et empalé le 23 août à Six-Fours. Son ADN a été retrouvé sur le collier de l’animal, selon une source proche de l’affaire. Il a été placé en garde à vue ce jeudi au commissariat de Sanary-sur-Mer, après avoir été extrait de la prison du Pontet, à Avignon, où il est incarcéré depuis le début du mois de septembre pour des faits de violences avec arme.
Un acte de cruauté reconnu en garde à vue
Lors de sa garde à vue, Mohamed Y. a reconnu avoir tué le chat au sein de la résidence Les Six Bastides à Six-Fours « en lui brisant la nuque ». Il a expliqué avoir agi ainsi pour « rendre service à une dame » qui lui aurait « demandé de le faire ». Le suspect avait été libéré du local de rétention administrative de La Seyne-sur-Mer la veille des faits.
Le corps de l’animal, un Maine Coon porteur d’une puce électronique, avait été découvert au petit matin près du collège Reynier. Sa peau avait été retirée, puis son corps sans vie empalé sur un piquet. La puce électronique a permis d’identifier sa propriétaire, une habitante du quartier, qui a déposé plainte.
Une vague d’indignation et une pétition
Ce fait divers d’une rare cruauté a suscité une immense vague d’indignation. Une pétition en ligne demandant « justice pour Myrtille » a recueilli plus de 36 000 signatures. Le maire (RN) de Six-Fours, Frédéric Boccaletti, avait déclaré au lendemain des faits : « Un tel acte de barbarie n’a pas sa place dans la ville et ne restera pas sans réponse. »
Après l’interpellation, le maire a salué « la mobilisation et le professionnalisme de la police nationale et municipale et des équipes du Centre de supervision urbain (CSU) ». Il a assuré vouloir que les responsables « soient sanctionnés avec la plus grande sévérité prévue par la loi », ajoutant que « cette affaire rappelle l’utilité des moyens consacrés à la sécurité publique ».
L’association Ch’amis pour la Vie se constitue partie civile
L’association de protection animale Ch’amis pour la Vie, qui s’occupe des soins et stérilisations des chats errants à Six-Fours et La Seyne-sur-Mer, a salué la rapidité de l’enquête. « Nous félicitons le travail des enquêteurs qui ont poursuivi leur enquête afin que cette terrible affaire ne reste pas impunie. Il appartient désormais à la justice de prendre en main la suite », a-t-elle souligné.
L’association annonce se constituer partie civile pour « porter la voix de Myrtille », qui n’était pas « seulement un chat » : « Elle était un être vivant, aimé par sa famille, connu de tout un quartier… et elle avait le droit de vivre. » L’enquête se poursuit pour déterminer les suites judiciaires, notamment le rôle éventuel de la personne qui aurait demandé l’acte.