Charlotte Casiraghi : la mort de son père, son combat intime
Charlotte Casiraghi : la perte de son père, son combat

Charlotte Casiraghi a accepté de se confier sur la terrible épreuve qu'elle a dû affronter dès ses quatre ans : la mort de son père, Stefano Casiraghi. Le sportif et homme d'affaires italien est décédé à l'âge de 30 ans au large de Saint-Jean-Cap-Ferrat en 1990 des suites d'un accident de powerboat off-shore, laissant derrière lui son épouse, la princesse Caroline de Monaco, et leurs trois enfants, dont les garçons Andrea et Pierre.

Le réconfort trouvé dans les livres et la philosophie

Après cette tragédie, et face à l'attention constante dont elle faisait l'objet avec sa famille, Charlotte Casiraghi a trouvé du réconfort dans la littérature et la philosophie. Ces deux disciplines étaient pour elle « très présentes » et « nécessaires », comme elle l'a expliqué au magazine Psychologies dans le cadre des Rencontres philosophiques de Monaco, une organisation culturelle qu'elle a cofondée en 2015.

« Toute petite, j'étais prise, sans cesse, par des questionnements existentiels - à en avoir le vertige. Évidemment, la perte de mon père a été déterminante à cet endroit-là », a-t-elle confié. « J'avais 4 ans quand, subitement, quelque chose s'est effondré. Sa mort, le deuil, l'absence m'ont plongée dans une inquiétude perpétuelle. »

« Les livres sont devenus mes amis »

La jeune fille, qui était alors « en quête de sens », a trouvé « une forme d'apaisement » dans la lecture. « Les livres sont devenus mes amis, leurs auteurs étaient mes compagnons de route. Avec eux, je me sentais moins seule », a-t-elle expliqué.

Charlotte Casiraghi évoque d'ailleurs ses passions dans un nouvel ouvrage, La fêlure, paru cette année aux éditions Julliard. La mère de Raphaël, 12 ans, et de Balthazar, six ans, y mène à partir d'une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald et d'autres œuvres « une suite de réflexions littéraires, philosophiques et sensibles ».

L'écriture comme lutte contre l'angoisse

Si elle a mis « un temps fou » à se sentir « légitime » en tant qu'auteure en raison de ses « privilèges », Charlotte Casiraghi a aussi trouvé du réconfort dans l'écriture. « J'ai grandi avec un sentiment aigu de la perte et de notre possible effondrement », a-t-elle constaté. « La création était une façon de lutter contre cette angoisse, pour que la mort n'ait pas le dernier mot. »