Chamois fou dans le Doubs : le préfet mobilise les louvetiers
Chamois fou dans le Doubs : les louvetiers mobilisés

Depuis le début du mois d'octobre, un chamois s'en prend à des joggeurs dans le secteur de la Chapelle-des-Buis, à Besançon, dans le Doubs. Plusieurs attaques ont été recensées, dont l'une a sérieusement blessé une femme de 30 ans. Face à ce danger, le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a décidé de faire intervenir les louvetiers pour identifier et neutraliser l'animal.

Une joggeuse grièvement blessée le 1er octobre

Le 1er octobre dernier, une femme de 30 ans a été percutée par un chamois alors qu'elle courait. « J'ai vu un truc foncer droit sur moi et me percuter. Je ne me souviens de rien d'autre », témoigne-t-elle. Sous le choc, elle a poursuivi son chemin avant de découvrir du sang sur son corps. « J'avais vraiment mal et sous l'effet de la douleur, je devenais complètement dingue », ajoute-t-elle.

Prise en charge par les secours après avoir croisé une autre coureuse, la joggeuse présente deux plaies profondes à l'épaule et « une plaie en Y à l'arrière du crâne ». Elle estime avoir eu de la chance : « Il aurait pu m'encorner au niveau de l'œil ou d'une artère, dans un chemin beaucoup plus isolé ».

Un autre joggeur attaqué quelques jours plus tôt

Quelques jours avant cet incident, un autre coureur a été la cible d'un chamois dans le même secteur. « J'ai aperçu plusieurs chamois sur le bord de la route. J'ai continué ma course et d'un coup, l'un d'eux a foncé sur moi et m'a percuté au niveau de la hanche. Je fais presque 90 kg, mais je me suis retrouvé par terre », raconte-t-il. Il s'en sort avec un hématome à la hanche, l'épaule « un peu en vrac » et quelques griffures.

Ce Bisontin a contacté les services de l'État par courrier pour signaler les faits. Selon lui, ces attaques sont inhabituelles et représentent un danger pour les sportifs fréquentant le secteur.

Le préfet autorise l'intervention des louvetiers

Rémi Bastille, préfet du Doubs, estime que ces attaques constituent « un réel danger ». Il a rappelé qu'il avait déjà autorisé un prélèvement exceptionnel à Besançon il y a quelques mois, après des accrochages avec un troupeau ovin. « Je vais demander aux louvetiers d'intervenir à nouveau, pour la sécurité de tous », a-t-il déclaré, tout en soulignant la difficulté : « arriver à identifier le bon individu ».

Les louvetiers sont des agents spécialisés dans la régulation des animaux sauvages. Leur intervention vise à prévenir de nouvelles attaques, alors que plusieurs incidents se sont succédé en quelques semaines dans ce secteur de Besançon.