Casteljaloux : un couple jugé pour vol violent après une expédition punitive
Les faits se sont déroulés à Casteljaloux, le 25 janvier 2026. Un couple de Casteljalousains, âgé de 18 et 22 ans, a comparu ce lundi devant le tribunal correctionnel d'Agen pour vol avec violences et violation de domicile. Les événements, d'une extrême gravité selon le ministère public, sont survenus sur fond de querelles amoureuses et de trafic de stupéfiants.
Une descente violente dans deux domiciles
Ce 25 janvier, le couple s'est rendu aux domiciles de leurs ex-conjoints, issus d'une même famille, accompagné d'un troisième homme, un individu défavorablement connu de la justice. Ils ont indiqué à ce dernier que se trouvait dans ces logements une certaine quantité de stupéfiants. À leur arrivée, la situation a rapidement dégénéré.
La grand-mère, âgée de 78 ans, a refusé de faire entrer la jeune fille. Celle-ci s'est imposée avec ses deux acolytes. L'un d'eux a frappé la vieille dame, tandis que l'ex de la mise en cause s'est enfui par la fenêtre. Le troisième prévenu a fouillé les chambres, mais en vain.
Des violences aggravées par l'alcool et l'adrénaline
Dans la précipitation, frustrés de ne rien trouver, sous alcool et avec l'adrénaline, comme se sont défendus les prévenus, l'un des membres de la famille, âgé de 16 ans, a reçu un coup de crosse derrière la tête et a été blessé à l'avant-bras au moyen d'une dague. Les trois prévenus ont ensuite dérobé une PlayStation, une sacoche, et se sont emparés d'une arme de type airsoft.
Au total, trois membres de cette même famille, dont la septuagénaire, ont reçu entre 6 et 8 jours d'ITT. L'un d'eux souffre de malaises réguliers depuis l'agression. La grand-mère, essoufflée à la barre, a déclaré : Depuis que j'ai vécu ça, ça ne va pas du tout. Me Betty Fagot a plaidé : Elle a hébergé la mise en cause durant trois ans… Voilà ce qu'il se passe quand vous aidez les gens.
Des motivations liées au trafic de stupéfiants
Le troisième mis en cause, Younes Nabil, espérait, en subtilisant des stupéfiants, éponger une dette. Condamné par la cour d'assises des Pyrénées-Orientales il y a quelques mois, il présente un casier judiciaire dense. Il a été condamné à deux ans de prison ferme, avec révocation de six mois de sursis d'une précédente condamnation.
La jeune femme a, quant à elle, écopé de 12 mois avec sursis simple. Son compagnon, Piotr Bobel, a été condamné à 14 mois de prison ferme et interdit de paraître dans le Lot-et-Garonne. Les prévenus ont livré à la barre leur version des faits, affirmant vouloir récupérer des affaires, mais le tribunal a retenu la gravité des actes commis.



