Carnaval des Gueux à Montpellier : la cathédrale taguée, poubelles incendiées et un blessé
Carnaval des Gueux à Montpellier : dégradations et incendies

Carnaval des Gueux à Montpellier : une nuit de chaos et de dégradations

Entre fête populaire et satire politique, le Carnaval des Gueux a rassemblé près de 400 participants mardi 17 février 2026 au soir dans les rues de l'Écusson à Montpellier. Cependant, la célébration a rapidement viré au cauchemar pour les riverains, avec des actes de vandalisme et des incidents inquiétants qui ont marqué la nuit.

Un feu de joie sous le porche de la cathédrale

"C'était un truc de fou. On n'a pas dormi de la nuit. Tant qu'on ne le vit pas, on ne peut pas imaginer le foutoir que c'est", témoigne Mme Garbuio, habitante de la place Saint-Pierre, la voix encore tremblante. Depuis ses fenêtres, elle a assisté, impuissante, à un feu allumé sous le porche de la cathédrale Saint-Pierre vers 1 heure du matin. Les participants ont dansé autour des flammes toute la nuit, malgré les appels répétés à la police. Les pompiers sont intervenus avec retard, laissant un pilier noirci et le parvis partiellement brûlé. "Ils auraient pu mettre le feu à la cathédrale, ils sont inconscients", ajoute-t-elle, évoquant des bouteilles lancées en sa direction.

Tags politiques et symboles anarchistes sur l'édifice religieux

Vers 3 heures du matin, une trentaine d'individus étaient encore présents sur la place. Les forces de l'ordre ont constaté de nombreux tags sur les piliers et les portes de la cathédrale. Les inscriptions à la peinture rouge comprenaient "Free Palestine", "vive le feu", "longue vie aux Gueux" et le symbole anarchiste. En peinture dorée, on pouvait lire "Acab" (all cops are bastards) et "Je t'aime autant que le feu de la Révolution". Sur un immeuble voisin, d'autres messages comme "Seuls les peuples libèrent les peuples" accompagnés du même symbole ont été relevés.

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Incendies de poubelles et blessure d'un participant

La nuit a également été marquée par l'incendie de trois conteneurs poubelles dans le centre-ville. Vers 0h30, un homme de 35 ans a chuté dans l'un de ces feux, se brûlant aux mains et aux bras. Pris en charge par les sapeurs-pompiers de l'Hérault, il a été évacué vers le centre hospitalier Lapeyronie. Son pronostic vital n'est pas engagé, mais l'incident souligne les risques encourus.

Contraste avec l'ambiance festive initiale

Si la déambulation du Carnaval des Gueux s'était déroulée sans incident notable, les événements de la place Saint-Pierre contrastent fortement avec l'image bon enfant revendiquée par les organisateurs informels. Les éditions précédentes en 2016, 2017, 2018 et 2019 avaient déjà été marquées par des affrontements, mais cette nuit de 2026 reste particulièrement choquante pour les habitants.

Nettoyage et retour au calme difficile

Au petit matin, les services municipaux se sont activés pour nettoyer les tags et effacer les traces du feu. Sur la place, les riverains tentaient de retrouver un semblant de tranquillité après une nuit blanche éprouvante. "Je leur ai dit d'arrêter mais ils m'ont balancé des bouteilles. Alors j'ai fermé porte et fenêtres parce que ça devenait trop dangereux", conclut Mme Garbuio, résumant le sentiment d'insécurité qui a prévalu.

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