Une cinquantaine de caravanes se sont installées mercredi 7 octobre vers 17 heures sur le parking d'une propriété privée à Manage, en Belgique, provoquant de vives tensions. Le propriétaire des lieux, prévenu par une entreprise voisine, s'est immédiatement rendu sur place pour bloquer l'accès avec son véhicule, mais en vain face à la détermination des arrivants.
Un refus catégorique des occupants
Malgré la proposition d'un occupant de payer le propriétaire, ce dernier a exigé la libération immédiate de son terrain. Cette demande a été refusée : "Il m'a alors annoncé qu'ils resteraient un mois sur mon parking", a raconté le propriétaire à Sud Info. La confrontation est rapidement montée d'un cran lorsqu'il a tenté de s'imposer à quatre reprises. "Je me suis retrouvé entouré d'hommes et de femmes qui ne voulaient pas partir. Ils m'ont bousculé", dénonce-t-il, affirmant que les occupants ont nié ces gestes devant la police intervenue quinze minutes plus tard.
Inquiétude et sentiment d'injustice
Aujourd'hui, le propriétaire ne cache pas ses craintes. Le terrain se compose de deux bâtiments d'une valeur estimée à 250 000 euros. "J'ai peur pour ma sécurité. Et qu'en sera-t-il des dégâts éventuels et de l'hygiène ?", s'inquiète-t-il. Au-delà des risques matériels, il ressent un sentiment d'injustice : "Je paie 13 000 euros de cadastre par an pour ce parking. Je paie mes taxes, j'ai deux sociétés et eux ne paient rien pour être là."
La mairie contrainte par la loi
La municipalité, elle, est contrainte par la loi. Contacté par Sud Info, le bourgmestre de Manage, Bruno Pozzoni, a rappelé que sa capacité d'intervention était limitée du fait du caractère privé de la parcelle occupée. "On est sur un terrain privé, on n'est pas sur la voie publique. Le bourgmestre n'a aucune autorité." L'élu souligne que les forces de l'ordre gardent toutefois la main en cas de "trouble de l'ordre public ou (si) la personne se sent menacée par rapport aux échanges." Pour résoudre le conflit, le propriétaire devra selon lui entamer une procédure judiciaire, passant par "une action en référé avec une demande d'expulsion et un constat d'huissier". Il déconseille toute confrontation directe qui pourrait générer des risques inutiles.