Caravane rasée par un bulldozer : un retraité du Kent perd tout
Caravane rasée par un bulldozer : retraité du Kent ruiné

Un retraité de 79 ans vivant dans le Kent, au Royaume-Uni, a perdu en mai dernier la caravane qui lui servait de domicile depuis 35 ans, rasée par un bulldozer d'un promoteur immobilier. Bob Thwaites, qui résidait sur la péninsule de Swanscombe depuis son divorce en 1991, a découvert à son retour des courses que son logement avait été détruit, ainsi que les cendres de son fils décédé. Il a saisi le tribunal de Dartford pour obtenir une injonction d'urgence afin de réinstaller une caravane sur la parcelle, et la décision doit être rendue le 15 octobre 2026.

Un accord tacite rompu par la vente du terrain

Bob Thwaites explique avoir conclu un accord tacite avec Swanscombe Development LLP, alors propriétaire de la parcelle. L'entreprise a cependant vendu le terrain à Land Logical, qui ne voyait pas d'un bon œil la présence du retraité. Selon KentOnline, la destruction a eu lieu en un après-midi, laissant le septuagénaire « bouche bée » : « Je n'arrivais pas à croire que quelqu'un puisse faire une chose pareille », a-t-il déclaré.

L'avocat du plaignant a décrit son client comme « traumatisé, désorienté et très stressé » après la perte de son domicile. Il a également dénoncé un acte illégal, commis sans ordonnance d'expulsion préalable, et a souligné que son client possédait une clé du portail donnant accès à la péninsule, ce qui constituait selon lui une « reconnaissance de son domicile ».

La défense conteste la régularité de l'occupation

De son côté, Swanscombe Development LLP conteste la régularité de l'occupation, mettant en avant l'absence de permis d'aménager, le non-paiement de taxes locales et l'inconsistance des dates fournies par le résident. Ed John, avocat spécialiste du droit immobilier, résume l'enjeu : « Cette affaire ne concerne pas seulement un homme et son logement ; elle concerne l'État de droit et la dignité humaine. »

Le tribunal doit rendre sa décision le 15 octobre 2026 à 11 h. Si l'injonction est accordée, le retraité pourrait réintégrer les lieux pendant le traitement du litige foncier sous-jacent.