Deux individus impliqués dans une tentative de cambriolage à la Mosson, à Montpellier, ont été condamnés par le tribunal correctionnel. Les faits remontent à la nuit du 30 septembre au 1er octobre, vers deux heures du matin, lorsque les policiers sont intervenus sur le Grand Mail après le signalement d'une résidente.
À leur arrivée, les forces de l'ordre ont surpris trois individus qui ont tenté de prendre la fuite dans les escaliers. Deux Marocains, âgés de 33 et 34 ans, ont été interpellés avec difficulté. L'un d'eux, partiellement menotté, a poussé un policier qui a chuté dans l'escalier. Le fonctionnaire, transporté par les pompiers au CHU, a reçu deux jours d'ITT. L'autre suspect a été maîtrisé à coups de lampe sur la tête et de taser.
Des explications jugées peu crédibles
À la barre, les prévenus ont livré des versions des faits que la procureure a jugées peu convaincantes. L'un a déclaré : « J'avais reçu un message d'alerte sur les intempéries, je voulais rentrer dans l'appartement pour me mettre à l'abri ». L'autre a affirmé être descendu boire un café.
La procureure a ironisé : « Je ne savais pas qu'on pouvait aller boire un café en pleine nuit avec une pince et qu'on cherchait un endroit où dormir avec un pied-de-biche. Quant à l'alerte météo, elle n'a sonné que le lendemain matin ». Elle a requis six mois de prison et cinq ans d'interdiction du territoire français contre les deux prévenus.
Des avocats plaident la relaxe
Les avocats de la défense ont contesté ces réquisitions, soulignant que « ce local était vide, il n'y avait rien à voler ». L'un des conseils a ajouté : « Ils n'avaient pas de lampe, ni de gants. L'un est même descendu de chez lui en claquettes et en marcel ».
Il a également été précisé que l'un des deux Marocains est arrivé en France avec un visa de travail pour exercer dans une entreprise de rénovation de façades. Malgré ces arguments, les deux hommes ont été reconnus coupables de tentative de vol.
Des peines avec sursis et une interdiction du territoire
Le tribunal a condamné celui qui s'était rebellé à 8 mois de prison avec sursis, et l'autre à 6 mois avec sursis. Une interdiction du territoire français d'un an a été prononcée à l'encontre de ce dernier. Le policier blessé et la SA3M, société HLM, avaient déposé plainte.