Le tribunal de Béziers a condamné un couple pour le cambriolage d'un commerçant à Nissan-lez-Enserune, survenu avec la fille de la victime, âgée de 15 ans, présente sur les lieux. L'homme a écopé de trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis probatoire, et sa complice, l'ex-compagne du commerçant, de dix mois de détention aménageables. Ils devront rembourser les 10 000 euros volés et verser 4 000 euros de préjudice moral à la victime et à sa fille.
Un cambriolage qui a mal tourné
Les faits se sont déroulés à Nissan-lez-Enserune, dans l'Hérault. Le couple a été poursuivi pour avoir cambriolé la demeure d'un commerçant ambulant. L'opération a dérapé lorsque les voleurs ont découvert la présence de l'adolescente, qui n'était pas censée être là. Sous la menace, la jeune fille a dû tenter d'ouvrir le coffre à plusieurs reprises, car elle n'y parvenait pas. Elle n'a pas subi de violence physique, mais garde un traumatisme psychologique violent, et est aujourd'hui suivie par un spécialiste. Elle ne souhaite plus habiter chez son père.
Des dépenses immédiates et des aveux accablants
Après le vol, les deux complices ont dépensé l'argent en quelques jours, notamment lors d'un séjour à l'hôtel et dans l'achat de drogue. Le voleur a déclaré à la barre : "En ce moment, ça ne va pas trop bien. Je consomme 3 g de coke par jour et beaucoup d'alcool. Cette petite ne devait pas être chez elle. Nous n'aurions jamais dû la croiser." Il est connu de la justice, ayant été condamné en 2020 à 9 ans de prison pour des faits de violence et de viol. Il a justifié ses actes par la mort de son frère : "Depuis la mort de mon frère, rien ne va plus. Ce que j'ai fait ne me représente pas."
Des rôles troubles et des peines prononcées
Sa complice, mère de cinq enfants, était inconnue des services de police. Leur relation était récente, puisqu'ils n'étaient ensemble que depuis un mois et demi. L'avocat de la femme a plaidé la relaxe, estimant qu'elle "s'est fait avoir" et a été "utilisée" par l'homme. De son côté, le défenseur du cambrioleur a chargé la complice, affirmant que son client était "sous emprise". Le ministère public avait requis 3 ans de prison pour l'homme, dont 18 mois avec sursis probatoire, et un an pour la femme. Le tribunal a finalement condamné l'homme à 3 ans de prison, dont 18 mois avec sursis probatoire, et la femme à dix mois de détention, aménageables avec un bracelet électronique. Ils devront également rembourser les sommes volées et verser 4 000 euros de préjudice moral.



