Béziers : 400 lycéens mobilisés ce mardi pour la contestation
Béziers : 400 lycéens mobilisés ce mardi

Ce mardi 13 octobre, à l'appel de l'intersyndicale CGT – FSU – Solidaires, environ 400 personnes ont défilé à Béziers, de Jean-Moulin au centre-ville. Les manifestants, principalement des lycéens accompagnés d'enseignants grévistes et de militants, ont maintenu leurs revendications malgré un mouvement désormais davantage encadré par les syndicats.

Le cortège s'est élancé en matinée devant le lycée Jean-Moulin, puis est passé devant le collège de la Dullague avant de bifurquer vers les arènes et le cœur de ville. Derrière un pick-up diffusant de la musique, les participants ont scandé des slogans dénonçant la vétusté des bâtiments et les emplois du temps à rallonge, estimant que le ministère de l'Éducation nationale n'a pas répondu à leurs doléances.

Un mouvement encadré mais toujours présent

Contrairement à d'autres villes de France, la contestation ne faiblit pas à Béziers. « On est là pour aider les jeunes à s'organiser, explique Julien Rader, secrétaire de l'union locale de la CGT biterroise. On les accompagne dans leurs revendications, qui rejoignent les nôtres. »

Une jeune femme venue avec ses camarades du lycée voisin Henri-IV a ajouté : « Nos salles sont délabrées, et on manque de profs ! Il y a aussi la question de Parcoursup et la répression policière. »

Des personnels éducatifs en soutien

Certains personnels éducatifs ont participé à la marche, comme une délégation de Sud-Éducation. « Presque 40 élèves par classe, ce n'est pas tenable. Vous pensez vraiment qu'on peut accompagner chaque lycéen pour son orientation ? De plus, nous tenons à alerter sur le fait que le ministère n'a pas inclus Jean-Moulin et le collège de la Dullague dans le Réseau d'éducation prioritaire. C'est un problème, alors que nous exerçons dans des quartiers défavorisés », a déclaré un représentant du syndicat.

La manifestation s'est déroulée sans incident, selon les informations disponibles. Les organisateurs n'ont pas annoncé de prochaine mobilisation, mais le mouvement semble devoir se poursuivre dans les semaines à venir.