Blocus des lycées : incidents et interpellations dans le Gard et l'Hérault
Blocus lycées : incidents et interpellations dans le Gard et l'Hérault

Ce jeudi 1er octobre 2026, la mobilisation des lycéens a pris de l'ampleur en France, et particulièrement dans la région. Plusieurs incidents ont été recensés à Montpellier, Nîmes, Sète et Agde, avec des actions parfois pacifistes, parfois violentes. Des centaines d'élèves se sont rassemblés, des établissements ont été bloqués, et plusieurs interpellations ont eu lieu, notamment à Agde, Sète et Alès.

Une mobilisation importante à Nîmes et à Montpellier

À Nîmes, des centaines d'élèves se sont rassemblées devant les lycées Dhuoda et Daudet, où la mobilisation a débuté dès mardi 29 septembre. Sur les pancartes, on pouvait lire des revendications comme « des moyens pour étudier, pas du mépris pour nos lycées » ou encore « On nous demande de faire mieux avec toujours moins ». Le manque de moyens pour l'enseignement, le manque de professeurs et la surcharge des classes figurent parmi les principales revendications des lycéens. Les élèves ont également fait face aux forces de l'ordre.

À Montpellier, le mouvement a vite dégénéré ce jeudi. Un incendie a été allumé au lycée Pierre Mendes-France, et les sapeurs-pompiers ont dû intervenir pour contenir les flammes. Les professeurs ont été confinés à l'intérieur de l'établissement. Des dégradations ont également été commises aux abords du lycée, et plusieurs établissements de la ville sont concernés par des blocages. Dans le quartier d'Antigone, les forces de l'ordre ont fait forte impression. En revanche, du côté du lycée Clemenceau, la mobilisation a été plus calme.

Interpellations à Agde, Sète et Alès

À Agde, trois lycéens de 16 ans ont été placés en garde à vue après avoir été interpellés en possession de bombes à l'acide artisanales. Ils ont été repérés avec des bouteilles en marge d'une manifestation devant le lycée Loubatières, où le rassemblement était pourtant calme. À Sète, un jeune âgé de 14 ans a été interpellé en milieu de matinée devant le lycée Joliot-Curie alors qu'il utilisait une poêle comme raquette pour envoyer des pierres sur les policiers. Il a également été placé en garde à vue.

À Alès, le blocus du lycée Jean-Baptiste-Dumas, levé par les forces de police, a donné lieu à quatre interpellations. Ces incidents s'ajoutent à un contexte national tendu, marqué par des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre, des feux allumés dans plusieurs établissements, et un bilan provisoire du ministre de l'Éducation nationale faisant état de 119 élèves et personnels blessés, ainsi que 235 personnes blessées au total, et 400 établissements fermés ce vendredi.