Ce mardi 13 octobre 2026, la mobilisation des lycéens se poursuit en France, marquant l’« acte V » du mouvement. Le président de la République Emmanuel Macron a appelé au calme avant cette journée de manifestations, alors que la grogne ne faiblit pas dans plusieurs villes, notamment à Nîmes, Montpellier, Béziers, Alès, Mende, Toulouse et Sète.
Une mobilisation toujours importante malgré les annonces gouvernementales
Lors de la dernière manifestation entre lycéens et syndicats, 10 000 personnes avaient été recensées dans les rues de Montpellier et 2 000 à Nîmes. Ces chiffres montrent une mobilisation soutenue, malgré les annonces du gouvernement. La colère ne faiblit pas à Paris ni dans de nombreuses autres villes et communes de France.
Après les débordements enregistrés les semaines passées, le président de la République souhaite éviter la violence. Ainsi, la mobilisation doit se faire « dans le calme, dans l’ordre et dans le respect à la fois des personnes et des biens », a demandé Emmanuel Macron, en marge du Salon de l’Automobile.
Des incidents isolés et des actions symboliques
Dans ce contexte, un lycéen a été interpellé après la dégradation de la caméra de surveillance du lycée Jean-Baptiste-Dumas d’Alès. Par ailleurs, à Paul-Valéry, le blocage des universités à Montpellier s’est retrouvé au cœur du débat démocratique entre « pro » et « anti », certains manifestants ayant été traités de « fasciste ».
À Sète, au lycée Paul-Valéry, le blocage des accès aux cours n’a duré qu’une matinée, faute de combattants. À Pézenas, les lycéens de Charles-Alliès ont interpellé la direction sur leurs revendications en marge des blocus, affirmant : « On s’est fait entendre ».
Une journée sous haute tension pour le gouvernement
Cette nouvelle journée de mobilisation se déroule sous haute tension pour le gouvernement. Les manifestations devraient être nombreuses dans le pays, mais aussi dans la région. Le député Jean-François Rousset a rencontré des professeurs et des élèves au lycée Jean-Vigo, où la mobilisation se poursuit.
De nouvelles manifestations sont prévues en début de semaine, selon les informations rapportées par Midi Libre. Le mouvement reste suivi de près par les autorités, qui espèrent que l’appel au calme du président sera entendu.