BFM Nice en grève jeudi : 70 postes menacés, la rédaction mobilisée
BFM Nice en grève : 70 postes menacés, rédaction mobilisée

Les antennes régionales de BFM, dont BFM Nice Côte d’Azur, seront en grève ce jeudi 1er octobre. Le Syndicat national des journalistes (SNJ) et la CGT RMC BFM appellent à une cessation de travail de 0 h 01 à 23 h 59, après l’annonce par la direction d’un projet de transformation qui ramènerait les effectifs de 150 à 80 salariés, soit 70 postes supprimés à l’échelle du réseau. Les programmes de l’antenne azuréenne devraient être sérieusement impactés.

Un projet qui prévoit la fermeture de BFM DICI et BFM Normandie

Dans un communiqué daté de ce mercredi, les deux organisations syndicales dénoncent le projet présenté le matin même par la direction. Selon elles, la direction aurait écarté l’ensemble des offres de reprise des chaînes locales, alors qu’un « repreneur sérieux » leur avait été annoncé la semaine précédente. Le projet prévoirait la fermeture de BFM DICI et de BFM Normandie. Les antennes restantes seraient transformées en chaînes « à thématique business », avec des partenariats commerciaux. Les contenus seraient répartis entre 80 % de journalisme et 20 % de contenu commercial.

« La confiance est rompue » : le ras-le-bol des journalistes

« Qui est à la tête de cette entreprise qui prend les décisions ? », s’interroge une source syndicale locale contactée par Nice-Matin. « C’est de l’amateurisme. La confiance est rompue. On annonce également des suppressions de postes, environ 50 % des salariés en moins… mais que dire pour ceux qui restent ? Ils ne feront plus que de l’économie, quand ce n’est pas du publireportage. La ligne est claire : il faut faire de l’argent. Avec des échéances comme les présidentielles, on s’attendait à avoir un rôle à jouer, mais non. Les journalistes ne sont pas des communicants ! »

Ces derniers mois, les salariés ont vécu une valse-hésitation : un plan de transformation a été annoncé, puis une fermeture, puis un potentiel repreneur, et la douche froide ce mercredi. « La direction revient sur ses propos et annonce une transformation de la ligne éditoriale, mais surtout de nos métiers. La mobilisation de jeudi est pour soutenir les deux locales qui vont fermer, exprimer un ras-le-bol face à une direction qui se moque de ses employés depuis des mois, la nécessité d’obtenir des garanties sur la pérennité de ce projet et de garantir l’intégrité des journalistes de la rédaction », proteste la même source syndicale.

Les syndicats réclament une révision à la hausse des effectifs

« Les salariés sont à bout et la direction en est directement responsable », affirment les deux syndicats. Le SNJ et la CGT réclament une révision à la hausse du nombre de postes conservés. À leurs yeux, le projet présenté au comité social et économique et aux salariés « n’est pas un projet éditorial mais un projet commercial ». Ils invitent également les autres salariés de l’unité économique et sociale RMC BFM à se mobiliser en soutien à leurs collègues des régions. La grève de jeudi vise à obtenir des garanties sur la pérennité du projet et à défendre l’intégrité journalistique de la rédaction.