Deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue à Belfort, après avoir été accusées d'avoir porté de violents coups à un policier, vendredi, lors d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre en marge du mouvement lycéen. Le parquet a ouvert une enquête pour tentative de meurtre, a indiqué le procureur de la République, Paul-Édouard Lallois.
Une agression d'une rare violence
Le policier, en civil, a été roué de coups par plusieurs personnes après une tentative d'interpellation mouvementée sur les berges d'un ruisseau. Une première vidéo le montre aux prises avec un jeune homme, avant de parvenir à l'immobiliser sur la berge. Dans une seconde vidéo, on distingue ce même policier se faire tabasser par plusieurs individus.
La scène, largement partagée sur les réseaux sociaux, a suscité une vive réaction, jusqu'au ministère de l'Intérieur. Le ministre délégué chargé de la Sécurité du quotidien, Laurent Nuñez, a réagi sur X (ex-Twitter) : « Ces images d'une rare violence sont insoutenables. » Il a précisé que « le policier volontairement ciblé a été hospitalisé après avoir perdu connaissance. Son état n'inspire heureusement plus d'inquiétude majeure à cette heure ».
Le procureur dément des accusations
Le procureur Paul-Édouard Lallois a démenti des affirmations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le policier aurait mis la tête du jeune homme sous l'eau en tentant de le maîtriser avant d'être agressé. Il n'a pas fourni de détails supplémentaires sur le déroulement des faits.
Les deux suspects, dont l'identité n'a pas été révélée, restent en garde à vue. L'enquête, confiée à la police judiciaire, devra déterminer les circonstances exactes de l'agression et l'éventuelle préméditation. Le policier blessé, dont l'état est jugé stable, devrait se voir attribuer un certificat médical déterminant la durée de son incapacité totale de travail (ITT), élément clé pour la suite de la procédure.