Deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue après l'agression d'un policier survenue vendredi 2 octobre à Belfort, lors d'affrontements entre manifestants lycéens et forces de l'ordre. Le procureur de Belfort, Paul-Édouard Lallois, a confirmé cette procédure ce dimanche 4 octobre à l'AFP, en précisant qu'une information de BFMTV était exacte.
Une enquête pour tentative de meurtre
Le magistrat doit tenir une conférence de presse à 16 heures ce dimanche pour faire le point sur l'enquête, ouverte pour tentative de meurtre. La veille, il avait déjà annoncé que des personnes suspectées d'avoir porté des coups au commandant de police avaient été identifiées.
Les faits se sont produits dans le parc François-Mitterrand, face au lycée Courbet, aux alentours de 9 heures. Selon des images rapportées par nos confrères de l'Est Républicain, l'officier de police a été violemment pris à partie puis frappé par plusieurs jeunes après s'être retrouvé seul au milieu de manifestants qui fuyaient le gaz lacrymogène. Après avoir reçu plusieurs coups de poing et coups de pied, le fonctionnaire semble inerte au sol.
Le procureur dément certaines affirmations
Le procureur a démenti des affirmations selon lesquelles le policier aurait mis la tête du jeune homme sous l'eau en tentant de le maîtriser avant l'agression. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, avait réagi à la diffusion de cette vidéo en déplorant des « images insoutenables », ajoutant que l'agent de police avait été hospitalisé.
Cette affaire s'inscrit dans le contexte plus large du mouvement lycéen, qui a donné lieu à d'autres incidents. Dans l'Hérault, 28 interpellations ont été effectuées et le montant des dégradations a été chiffré à 1 million d'euros. À Montpellier, les cours en distanciel sont maintenus dans deux lycées.