Assassinat ciblé d'une figure controversée à Neuilly-sur-Seine
Ce jeudi matin, une scène de violence a frappé le quartier calme de Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. Un homme d'une cinquantaine d'années a été abattu par balles en pleine rue, dans des circonstances qui évoquent une exécution ciblée. Selon les premiers éléments de l'enquête, deux hommes casqués circulant à moto ou en scooter ont ouvert le feu sur la victime avant de prendre la fuite, laissant derrière eux un corps sans vie.
Rapidement, les autorités ont identifié la victime comme étant Éric Robic, âgé de 51 ans. Une personnalité tristement célèbre et très défavorablement connue des services de police et de justice. Son décès soulève immédiatement de nombreuses questions sur son passé tumultueux et les raisons potentielles de ce meurtre.
Un lourd passé judiciaire et l'ombre de l'affaire Zeitouni
Éric Robic était en effet un habitué des tribunaux, avec un casier judiciaire comportant pas moins de douze mentions. Parmi les faits qui émaillaient son parcours, on retrouvait des outrages, des rébellions, des escroqueries, de l'association de malfaiteurs, des coups et blessures volontaires et involontaires, ainsi qu'un homicide involontaire.
Mais c'est sans conteste l'affaire Zeitouni qui avait propulsé son nom sous les feux de l'actualité internationale. En 2011, à Tel-Aviv, le 4x4 qu'il conduisait avait fauché mortellement Lee Zeitouni, une jeune Israélienne de 25 ans. Après cet accident tragique, Éric Robic avait quitté précipitamment Israël pour regagner la France, déclenchant une vive tension diplomatique entre Paris et Tel-Aviv.
En 2014, le tribunal correctionnel de Paris l'avait finalement condamné à cinq ans de prison ferme pour homicide involontaire aggravé dans cette affaire. Son passager de l'époque, Claude Khayat, avait quant à lui écopé de 15 mois de prison ferme.
Récentes condamnations pour escroquerie internationale
Plus récemment, en janvier 2024, Éric Robic avait de nouveau fait parler de lui dans le cadre d'une vaste affaire d'escroquerie internationale. Les montants détournés étaient estimés à environ un million d'euros, via un système sophistiqué d'achat de véhicules utilisant des sociétés écrans.
Reconnu comme l'un des principaux instigateurs de cette arnaque, il avait été condamné à dix-huit mois de prison, assortis d'un sursis probatoire de deux ans. La sentence comprenait également l'obligation de travailler, de rembourser les sommes dues à l'État et d'indemniser les victimes de ses agissements.
L'enquête sur son assassinat est désormais entre les mains des services de police, qui devront déterminer si ce meurtre est lié à ses activités criminelles passées, à des règlements de comptes, ou à d'autres motifs encore inconnus. Le quartier de Neuilly-sur-Seine, habituellement paisible, reste sous le choc de cette violence en plein jour.



