Incendie dans un parking à Antibes : trois enfants de 8 à 9 ans mis en cause
Au lendemain d'un grave incendie survenu mardi 19 mai 2026 au soir dans le parking souterrain de la résidence Via Marenda, en centre-ville d'Antibes, les résidents se posent mille questions. Trois mineurs âgés de 8 à 9 ans ont été interpellés et sont mis en cause pour avoir mis le feu à un scooter.
Un brasier rapidement maîtrisé
Vers 19h30, le niveau -2 du parking souterrain s'est embrasé. Un important panache de fumée noire s'est échappé des conduits d'aération, visible à plusieurs kilomètres. Les habitants ont été évacués tandis que les parties communes se remplissaient de fumée. Vingt-deux sapeurs-pompiers, appuyés par six engins, ont maîtrisé l'incendie. Vers 22h, chacun a pu regagner son logement, à l'exception d'un homme de 68 ans, intoxiqué et transporté en urgence à l'hôpital Pasteur 2 à Nice.
Des dégâts matériels importants
Selon les premières constatations, le feu aurait débuté au niveau d'un scooter stationné place 226, puis s'est propagé à d'autres véhicules : un deuxième deux-roues et deux voitures, dont l'une complètement calcinée. La chaleur intense a fait fondre les installations en plastique au plafond, et la suie s'est infiltrée dans les appartements. Une résidente, Déborah, témoigne : « Nous avions laissé une fenêtre ouverte, de la fumée et des odeurs se sont infiltrées chez nous. Une voisine a retrouvé de la suie jusque dans sa VMC. »
Trois enfants de 8-9 ans mis en cause
Trois enfants, âgés de 8 à 9 ans, ont été interpellés rapidement dans la soirée. Remis à leurs parents (la responsabilité pénale exigeant 13 ans pour un placement en garde à vue), ils seront convoqués avec leurs parents pour être entendus. Selon des témoins, ces enfants sont connus dans le quartier et fréquentent la même école que d'autres enfants de la résidence. Les habitants s'interrogent : « Que leur est-il passé par la tête ? Ont-ils joué avec le feu ou s'agit-il d'une action malveillante ? »
Un sentiment d'insécurité croissant
Depuis quelques mois, un sentiment d'insécurité gagne certains résidents. L'accès au toit-terrasse mutualisé avec la résidence voisine serait régulièrement utilisé par des inconnus. Un pot de fleurs aurait même été jeté depuis le toit il y a un mois, nécessitant l'intervention de la police. Une porte d'entrée a été fracturée, comme en témoignent des photographies. Déborah annonce : « Nous allons adresser une lettre au maire. »
Une plainte déposée par le syndic
Le syndic de copropriété a annoncé déposer plainte le mercredi suivant l'incendie. Une société de nettoyage a été mandatée, et l'accès au sous-sol reste fortement déconseillé en raison de la présence de fumées toxiques. L'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes du sinistre.



