André Dolla, directeur de cabinet de la Ville de Vence d'octobre 2020 à mars 2026, est décédé à l'âge de 65 ans. Ses obsèques se dérouleront ce mercredi 7 octobre 2026, à 15 heures, en l'église Saint-Joseph de Cannes, suivies de l'inhumation à 16 heures au cimetière du Grand Jas.
Un parcours dédié aux collectivités territoriales
Docteur en droit, André Dolla avait débuté sa carrière auprès du sénateur José Balarello. Il avait ensuite exercé comme secrétaire général simultanément à Tende, puis à Saint-Vallier-de-Thiey et à Saint-Jeannet. De 2009 à 2020, il avait été attaché parlementaire du sénateur Jean-Pierre Leleux.
En octobre 2020, il rejoint la Ville de Vence comme directeur de cabinet. Pendant six ans, il accompagne de nombreux dossiers, des relations institutionnelles à la recherche de financements, en passant par la culture, le patrimoine et le tourisme. Il s'était profondément attaché à Vence et à son territoire.
« Un perfectionniste » au service de Vence
« C'était un perfectionniste. Quand on lui demandait un dossier, il était au carré », témoigne ému l'ancien maire, Régis Lebigre, qui souligne sa « grande compétence » et son « respect et l'attention aux autres ». Sur les dossiers les plus techniques, notamment les demandes de subventions, André Dolla était devenu un expert et un rouage essentiel. « Il nous a rapporté des millions de subventions », estime l'ancien maire.
Le directeur général des services Nicolas Chasez, qui a travaillé à ses côtés, salue son « expérience », sa « connaissance des institutions et des collectivités territoriales » et son « sens du service public ». Ses anciens collègues municipaux évoquent « un homme droit, avec un sens aigu de la précision et du mot juste », pour lequel « le travail de fond était une passion, un pointilliste du texte ».
Des projets majeurs et un engagement pour la transmission
André Dolla avait notamment suivi les projets de réhabilitation de la villa Le Rêve, dernière demeure d'Henri Matisse, et celui des anciennes halles municipales, après la découverte des vestiges de la cathédrale paléochrétienne. Profondément gaulliste, il était également président du Souvenir français de Saint-Vallier-de-Thiey.
Après la fin de sa mission en mars dernier, il préparait un nouveau projet pour continuer à être utile : créer une structure destinée à accompagner les élus dans leur mandat, les conseiller dans leurs démarches et leur transmettre son expérience de la vie publique et des collectivités.
« J'appréciais le professionnel mais aussi l'homme cultivé et délicat, j'adresse mes plus sincères condoléances à son épouse Francine, à ses proches et à tous ceux qui l'ont connu », a déclaré Régis Lebigre.