Amende de 2 173 € pour aboiements : la justice britannique condamne un maître
Amende de 2 173 € pour aboiements de chien à Londres

Le 6 août, la justice britannique a condamné Yasar Mustafa à verser 1 850 livres sterling, soit environ 2 173 euros, pour les aboiements incessants de son chien. Cette décision, rendue à Enfield, une commune du nord de Londres, sanctionne un problème persistant qui a duré plusieurs mois et a poussé la municipalité à dénoncer le caractère antisocial du maître.

Une mise en demeure ignorée depuis février 2025

Cette amende ne tombe pas de nulle part. En février 2025, Yasar Mustafa avait déjà reçu une première mise en demeure après l'intervention des forces de l'ordre. Pendant plusieurs mois, son voisinage a été dérangé par les aboiements de son berger allemand. Selon l'Enfield Independent, aucune mesure prise par le propriétaire n'aurait permis de régler durablement le problème.

Faute d'avoir mis en place une solution, le propriétaire a finalement été poursuivi le 1er juillet pour comportement antisocial. Le journal britannique rapporte qu'un membre du conseil municipal a rappelé lors de l'audience que « les bruits forts, comme les aboiements incessants des chiens, constituent un comportement antisocial et ont un impact négatif sur la vie de nos résidents ».

Une amende alourdie par les frais municipaux

Reconnu coupable par le tribunal, Yasar Mustafa doit désormais s'acquitter d'une amende de 250 livres sterling, à laquelle s'ajoutent 1 500 livres de frais municipaux et une surtaxe destinée à la victime, fixée à 100 livres. Soit un total de 1 850 livres sterling, environ 2 173 euros.

Cette histoire rappelle celle de cet habitant jurassien, contraint de payer 600 euros d'amende à cause des aboiements de son chien. Il avait également dû s'en séparer.

Des précédents similaires au Royaume-Uni et en France

Sur le même sujet, on peut citer le cas de cet homme qui a adopté un coq pour se venger des aboiements du chien de son voisin, provoquant une plainte de tout le quartier. Un autre maître, « au pied du mur » face aux amendes à répétition, a été contraint de se débarrasser de son chien. Dans un autre cas, une femme a décidé d'euthanasier son chien de peur de perdre son appartement, après les plaintes de son voisin. Enfin, une altercation a éclaté pour une histoire d'aboiements, un homme parcourant 350 mètres accroché au capot d'une voiture.