Trois lycéens âgés de 16 ans, scolarisés au lycée de La Salle à Alès, ont été interpellés samedi 3 octobre vers 21 h 30 et placés en garde à vue. Ils sont soupçonnés d'avoir tagué, au feutre et en grosses lettres, un message visant directement le président de la République sur l'un des murs d'enceinte de l'établissement. L'inscription, qui adapte un slogan déjà présent dans certaines manifestations lycéennes, fait référence à Emmanuel Macron et aux mobilisations en cours dans les lycées.
Un tag sous vidéosurveillance
Selon les éléments recueillis, le message tagué était : « Macron, encule ta prof, pas les nôtres ». Les faits ont été commis dans un secteur placé sous vidéosurveillance, ce qui a permis d'identifier rapidement les trois adolescents. Ils ont été interpellés puis placés en garde à vue dans la soirée de samedi.
Compte tenu de leur minorité et du fait que les gardes à vue étaient toujours en cours ce dimanche, aucun élément supplémentaire n'a pu être communiqué sur leur implication présumée. L'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de cette dégradation.
Un contexte de mobilisation lycéenne
Cette interpellation intervient alors que de nombreux appels à la mobilisation circulent sur les réseaux sociaux pour ce début de semaine. Les lycéens du Gard, et notamment d'Alès, sont mobilisés depuis plusieurs jours, avec des blocus dans plusieurs établissements.
Le Dasen du Gard, Christophe Mauny, a d'ailleurs alerté sur un « niveau de violence rarement vu » et justifié le passage des cours en distanciel dans certains lycées. À Saint-Christol-lez-Alès, la mobilisation s'est déroulée calmement après la fermeture du lycée Jean-Baptiste-Dumas d'Alès.
Une enquête en cours
Les trois lycéens interpellés sont scolarisés dans l'établissement où le tag a été commis. Leur garde à vue se poursuit, et les investigations devront déterminer leur rôle exact dans cette dégradation. Les autorités n'ont pas communiqué davantage d'informations en raison de la minorité des intéressés.
Cette affaire illustre les tensions qui persistent dans les lycées de la région, alors que les appels à la mobilisation se multiplient pour la semaine à venir. Les cours à distance restent en vigueur dans certains établissements du Gard, notamment à Alès, où la situation demeure sous surveillance.