Trafic de stupéfiants "Uber Coke" à Alès : six suspects supplémentaires en détention provisoire
Ce jeudi, six individus suspectés d'opérer au sein d'un même réseau de trafic de stupéfiants ont été déférés au palais de justice d'Alès. Ils ont été interrogés par le magistrat instructeur dans le cadre de l'interrogatoire de première comparution avant d'être mis en examen.
Décision judiciaire ferme
Le juge des libertés et de la détention a ensuite été saisi pour le débat sur la détention provisoire. Malgré les plaidoiries des avocats en faveur d'un strict contrôle judiciaire, aucun des six suspects n'a échappé à la détention provisoire. Ils rejoignent ainsi en prison les deux suspects déférés ce mercredi, portant à huit le nombre total d'individus incarcérés dans cette affaire.
Opération policière d'envergure
L'affaire a démarré ce lundi 16 février lorsque le Raid, les CRS et de nombreux services de police ont investi les quartiers de Rochebelle, Cauvel ainsi que les villages de Saint-Martin-de-Valgalgues et Saint-Privat-des-Vieux. Huit individus ont été interpellés et placés en garde à vue lors de cette opération.
Les perquisitions menées par les enquêteurs ont permis de saisir deux armes de poing, près de 300 grammes de cocaïne et 40 000 euros en argent liquide. Ces éléments matériels ont confirmé l'existence d'un réseau de trafic organisé.
Mode opératoire sophistiqué
Ce réseau surnommé "Uber Coke" avait développé un mode opératoire particulièrement précis. Contrairement aux points de deal traditionnels, il utilisait exclusivement des téléphones pour effectuer les transactions et organiser les livraisons de stupéfiants. Cette méthode permettait une distribution rapide et discrète, notamment dans le quartier de Rochebelle où le service était réputé pour son efficacité.
Les enquêteurs soulignent que cette organisation témoigne d'une professionnalisation croissante des réseaux de trafic de stupéfiants dans la région. L'utilisation de technologies de communication modernes pour coordonner les livraisons représente un défi supplémentaire pour les forces de l'ordre.
L'instruction se poursuit désormais pour déterminer l'étendue exacte de ce réseau, son fonctionnement détaillé et les éventuels liens avec d'autres organisations criminelles. Les huit suspects restent en détention provisoire dans l'attente des prochaines étapes de la procédure judiciaire.



