Alerte détournement sur un vol Corfou-Nuremberg : un défaut technique en cause
Alerte détournement sur un vol Corfou-Nuremberg

Un défaut technique présumé a provoqué une alerte pour détournement sur un vol reliant Corfou (Grèce) à Nuremberg (Allemagne), mardi 13 octobre 2026, entraînant l'interruption temporaire du trafic à l'aéroport d'arrivée, désormais levée. L'appareil, un Boeing 737-8GP de la compagnie Corendon Airlines, basée à Malte, a transmis par erreur le code transpondeur 7500, signalant un détournement, selon la police allemande.

Une alerte déclenchée par un code transpondeur erroné

L'avion, parti dans la matinée de l'île grecque, a « transmis par erreur un code transpondeur signalant un détournement d'avion », le code 7500, explique la police allemande dans un communiqué. « De plus, l'appareil n'a été, par moments, plus joignable par radio pour clarifier la situation », selon la même source, ce qui a conduit au déclenchement d'alertes « dans plusieurs pays européens ».

En Croatie, un chasseur Rafale, sur ordre du commandement aérien de l'Otan basé à Torrejon (Espagne), a intercepté le Boeing au-dessus de Korenica (centre), a établi un contact radio avec lui et l'a escorté jusqu'à l'espace aérien slovène, a indiqué le ministère croate de la Défense dans un communiqué. Deux Eurofighter de la Luftwaffe, l'armée de l'air allemande, ont ensuite escorté l'appareil jusqu'à son arrivée « à l'heure prévue » à Nuremberg, où les autorités ont « entièrement fermé l'espace aérien et l'aéroport », a précisé un porte-parole de la police joint par l'AFP.

Une perturbation technique, aucun acte intentionnel suspecté

Le contact avec les pilotes, l'équipage et les passagers a finalement pu être établi, et les forces de l'ordre allemandes ont pu constater « qu'il ne s'était produit aucune action dangereuse à bord de l'avion ». « À l'état actuel des investigations, on part du principe que l'envoi de ce code ou de ce signal et le fait que les pilotes n'étaient ensuite plus joignables par radio sont peut-être dus à une perturbation ou à un défaut technique du système radio de l'avion », explique le policier.

Les pilotes étaient entendus dans l'après-midi, mais aucun soupçon d'acte intentionnel ne pesait sur eux, a-t-il ajouté. Entretemps, les passagers ont pu repartir chez eux ou recourir à une assistance psychologique « si besoin », après avoir été potentiellement angoissés par ces escortes d'avions militaires.

Reprise du trafic et incident distinct

Après deux heures d'interruption, pendant lesquelles les atterrissages ont été déroutés vers d'autres aéroports, le trafic a pu reprendre normalement. Il n'y a « absolument aucun lien » entre cet incident et le signalement d'au moins un objet non identifié, quelques heures plus tôt, qui avait déjà entraîné des perturbations du trafic de l'aéroport dans la nuit. Là aussi, d'importants moyens - hélicoptère, drones, appareils de détection, patrouille - ont été déployés pour retrouver l'objet, « qui pourrait éventuellement avoir été un drone », selon la police, mais en vain.

Début août, un drone chargé d'explosifs avait été découvert dans la zone sécurisée des opérations de fret de l'aéroport de Leipzig, à proximité de plusieurs avions-cargos ukrainiens. Un deuxième engin aurait heurté un avion-cargo de DHL quelques minutes plus tard. L'Allemagne avait ensuite rendu la Russie « responsable » de cette « attaque hybride » sur cette plateforme aérienne clé pour l'armée allemande, l'Otan et le soutien logistique à l'Ukraine.