Air Corsica : un vol sur deux annulé entre Nice et la Corse ce vendredi
Air Corsica : un vol sur deux annulé entre Nice et la Corse

Ce vendredi 9 octobre 2026, la moitié des vols Air Corsica entre Nice et la Corse sont annulés, selon l'aéroport niçois. Neuf vols sur 33 au départ des aéroports corses (Ajaccio, Bastia, Figari, Calvi) sont également annulés, ainsi que huit à l'arrivée, d'après les sites internet des aéroports.

Une grève historique des pilotes

Les syndicats SNPL et SPAC, représentant les 140 pilotes de la compagnie, ont appelé à la grève du 9 au 16 octobre pour demander des augmentations salariales. Dans un communiqué commun, ils rappellent que les pilotes ont accepté un blocage de leurs salaires pendant deux ans et la perte d'un nombre significatif de jours de congé pour permettre le développement de l'entreprise.

Ce mouvement constitue la première grève de l'histoire d'Air Corsica, fondée en 1990. La compagnie, détenue à 66,8 % par la Collectivité de Corse, a transporté 2,29 millions de passagers en 2024, ce qui en fait la troisième compagnie aérienne française derrière Air France et Transavia.

La compagnie affrète des appareils de plus grande capacité

La direction d'Air Corsica assure qu'« une grande majorité de notre programme de vols est assurée, notamment grâce à l'affrètement d'appareils de plus grande capacité permettant de regrouper des vols ». Elle souligne que « le nombre de vols annulés ne constitue pas un indicateur représentatif de l'activité réellement opérée ».

Pierre Muracciole, président du directoire, précise que l'affrètement d'avions d'autres compagnies pour « préserver au maximum son programme de vols » représente un coût « d'un million d'euros par mois ».

Des ATR cloués au sol pour des odeurs suspectes

Depuis septembre, cinq des sept ATR 72-600 d'Air Corsica sont immobilisés par précaution en raison d'« odeurs inhabituelles » d'huile dans les postes de pilotage. Ces appareils font l'objet d'« investigations approfondies », indiquent la compagnie et l'avionneur ATR.

Le SNPL et le SPAC affirment avoir proposé un compromis : « conclure dès maintenant un accord pour quatre ans et en différer l'application de plusieurs mois, afin de laisser à la compagnie le temps de surmonter les difficultés actuelles ». De son côté, M. Muracciole assure avoir proposé « une prise en charge du chômage partiel » pour les pilotes d'ATR sans activité et « une augmentation salariale tout à fait significative de plusieurs milliers d'euros par pilote ».