Peur des suspensions arbitraires : les agents du périscolaire manifestent sous les fenêtres de la mairie
Dans un contexte d'accusations de violences dans le périscolaire parisien, les agents en grève ont manifesté ce mardi après-midi sous les fenêtres de l'Hôtel de Ville, à Paris. Ils réclament plus de moyens et disent craindre les suspensions arbitraires au moindre signalement.
Paris, ce mardi. Près de 500 agents du périscolaire parisiens ont manifesté au départ de la direction des affaires scolaires jusque sous les fenêtres de l'Hôtel de ville pour réclamer plus de moyens afin de mieux protéger les enfants.
« On a été longtemps les passagers clandestins de l'école, ceux qu'on ne voyait pas, alors que nous sommes essentiels pour les familles et les enfants », témoigne Samira, directrice du périscolaire dans une école du IXe arrondissement de Paris depuis 25 ans. Elle marche aujourd'hui pour défendre son « métier de vocation », mis en lumière « tristement » dans le contexte des affaires de violences dans le périscolaire parisien ces derniers mois.
Les agents dénoncent un climat de suspicion généralisée depuis les révélations de violences. « Nous avons peur des suspensions arbitraires », confie un animateur. « Au moindre signalement, on peut être mis à pied sans véritable enquête. » Ils réclament davantage de moyens humains et matériels pour assurer la sécurité des enfants et leur propre sérénité au travail.
La manifestation, partie de la direction des affaires scolaires, a rejoint l'Hôtel de Ville sous les regards des passants. Les syndicats espèrent être reçus par la mairie pour obtenir des engagements concrets. « Nous ne demandons pas l'impunité, mais une procédure juste et des moyens pour faire notre métier correctement », insiste Samira.



