Depuis le 21 septembre dernier, le monde littéraire a basculé dans une nouvelle ère, marquée par la polémique autour de l'auteur haïtien Thélyson Orélien, accusé d'avoir utilisé l'intelligence artificielle pour écrire son roman « C'était ça ou mourir ». Cette affaire a profondément agité la rentrée littéraire, et le journal « Le Nouvel Obs » n'a pas été épargné. Retour sur trois semaines d'enquêtes, de témoignages et d'analyses, publié par Didier Jacob le 10 octobre 2026.
Genèse d'une révélation
Avant le 21 septembre, le monde d'avant était marqué par l'effervescence autour d'un livre-phénomène qui, dès juin, écrasait tous les autres par son sujet et son écriture. « Le Nouvel Obs », par la voix d'Elisabeth Philippe, qui avait lu et apprécié le livre, avait décidé de lui consacrer, dès la mi-août, l'ouverture de ses pages « guide ». Parallèlement, Doan Bui proposait d'écrire un portrait de l'auteur, une rencontre qui a eu lieu et dont le récit a été publié le 20 septembre, veille du basculement.
Une ligne de partage claire
Rares sont les polémiques littéraires qui définissent aussi clairement une ligne de partage. Celle-ci a passionné les lecteurs, chacun ayant un avis sur « C'était ça ou mourir ». La question centrale était de savoir comment raconter cette histoire, comment rendre compte d'une tricherie potentielle sans participer à la chasse aux sorcières. Le journal a dû naviguer entre enquête rigoureuse et respect des personnes impliquées.
Trois semaines d'investigation
Durant trois semaines, les équipes du « Nouvel Obs » ont multiplié les investigations, recueillant des témoignages et procédant à des analyses approfondies. L'objectif était de comprendre les circonstances de cette affaire et d'éclairer les lecteurs sur les enjeux éthiques et littéraires soulevés par l'utilisation de l'IA dans la création. Cette affaire a non seulement secoué le monde de l'édition, mais a également soulevé des questions fondamentales sur l'authenticité et la paternité des œuvres à l'ère numérique.