Affaire Lydie Logé : Monique Olivier interrogée dans l'Orne avant de nouvelles recherches
Affaire Lydie Logé : Monique Olivier interrogée dans l'Orne

Affaire Lydie Logé : Monique Olivier interrogée dans l'Orne avant de nouvelles recherches

Monique Olivier, l'ex-épouse du tueur en série décédé Michel Fourniret, a été interrogée mardi 10 février à Argentan dans l'Orne. Cette audition précède de nouvelles recherches visant à localiser le corps de Lydie Logé, disparue mystérieusement en 1993 à l'âge de 29 ans.

Une semaine d'interrogatoires et de recherches

L'avocat de Monique Olivier, Me Richard Delgenes, présent à la brigade de gendarmerie d'Argentan, a précisé que l'objectif principal demeure la découverte de la dépouille de Lydie Logé. « Mardi a été consacré à des interrogatoires pour essayer de déterminer au mieux cet endroit et mercredi nous avons des lieux à visiter », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant la complexité de la tâche : « Mais c'est compliqué, 30 ans plus tard, de trouver le lieu exact ».

La juge d'instruction Sabine Khéris, du pôle « cold case » de Nanterre en charge de ce dossier, était également sur place, selon des constatations de l'AFP en début d'après-midi.

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Une reconstitution criminelle prévue

Me Corinne Herrmann, l'avocate de la famille de Lydie Logé, a confirmé qu'une reconstitution criminelle est prévue cette semaine. « C'est une semaine prévue pour des interrogatoires et si évidemment il y a quelque chose de plus précis, ce n'est pas impossible qu'ils fassent des repérages, voire qu'ils sondent. Il y aura aussi une reconstitution criminelle », a-t-elle expliqué à l'AFP.

Elle a qualifié cette reconstitution d'« acte fort » dans ce dossier vieux de trois décennies. « Ça veut dire qu'on remet sur les lieux celui ou celle qu'on pense être l'auteur des faits », a-t-elle précisé, indiquant que cette reconstitution pourrait se tenir jeudi, bien que le calendrier reste susceptible d'évoluer.

Une disparition non élucidée depuis 1993

Lydie Logé, mère d'un garçon de sept ans, avait disparu le 18 décembre 1993 à Saint-Christophe-le-Jajolet, un petit village de 240 habitants dans l'Orne. Elle venait tout juste de faire des courses de Noël avec une amie. Malgré deux enquêtes menées de 1994 à 1998 puis de 2004 à 2009, aboutissant à des non-lieux, l'affaire a été relancée en 2018.

Ce regain d'intérêt fait suite à des rapprochements entre des traces ADN issues de composés organiques retrouvés dans la camionnette de Michel Fourniret et l'ADN de la mère de Lydie Logé.

Des recherches antérieures infructueuses

En octobre dernier, la gendarmerie de l'Orne avait lancé un appel à témoins sur Facebook pour localiser une cavité rocheuse susceptible d'abriter la dépouille de Lydie Logé. Michel Fourniret, décédé en 2021, est fortement soupçonné d'être l'auteur de ce meurtre.

En janvier 2025, Monique Olivier, aujourd'hui âgée de 77 ans, avait déjà participé à des recherches dans l'Orne, notamment dans des carrières, sans succès. Elle a été condamnée à deux reprises à la réclusion à perpétuité, en 2008 et 2023, pour complicité dans sept meurtres de jeunes filles, dont celui d'Estelle Mouzin.

Depuis janvier 2021, elle est mise en examen pour complicité d'arrestation, d'enlèvement, de détention ou de séquestration arbitraire dans l'enquête sur la disparition de Lydie Logé, désormais instruite par le pôle « cold cases » de Nanterre. Le parquet de Nanterre, contacté par l'AFP, n'a pas souhaité communiquer sur ces développements récents.

Le maire de Boischampré, dont dépend Saint-Christophe-le-Jajolet, Michel Lerat, a indiqué à l'AFP avoir été contacté par la gendarmerie pour une possible reconstitution mercredi et jeudi dans sa commune, confirmant ainsi l'intensité des opérations en cours.

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