Un adolescent de 15 ans avoue une fausse alerte à la bombe pour éviter un cours de maths
Adolescent avoue fausse alerte à la bombe pour éviter un cours

Un adolescent de 15 ans reconnaît être à l'origine de l'évacuation du lycée Jacques-Brel

Un adolescent bordelais âgé de 15 ans a été interpellé par les forces de l'ordre, lundi 30 mars au matin, au sein du lycée Jacques-Brel à Lormont, où il est scolarisé. Les enquêteurs de la brigade des atteintes aux biens du Service local de police judiciaire (SLPJ) de la division est ont pu le confondre après qu'il a lancé une alerte à la bombe dans l'établissement, le 5 novembre 2025.

Une évacuation massive déclenchée par un canular

En application du Plan particulier de mise en sécurité « attentat intrusion », près de 400 élèves ainsi que l'ensemble du personnel ont été évacués pendant l'intervention des services de police. Après une reconnaissance minutieuse des lieux et une levée de doute, aucun objet suspect n'a été découvert, confirmant la nature frauduleuse de l'alerte.

Les investigations menées par les autorités ont permis de remonter la trace de l'auteur de cet acte. Placé en garde à vue au commissariat de Cenon, le jeune homme a pleinement reconnu les faits. Il a même avoué avoir agi « pour ne pas aller en cours de mathématiques », révélant un motif particulièrement futile pour un acte aux conséquences graves.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un délit sévèrement puni par la loi

Remis en liberté après sa garde à vue, l'adolescent s'est vu remettre une convocation pour comparaître devant un juge des enfants au mois de juin prochain. Cette affaire rappelle que le lycée Jacques-Brel a été la cible de nouvelles fausses alertes, notamment en février dernier, où l'équipe enseignante a dénoncé « une série de faits graves » perturbant la vie scolaire.

Ces canulars et autres appels malveillants constituent un délit au regard du Code pénal. Le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire à une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes est sévèrement puni. Les peines peuvent aller jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende.

De plus, les responsables légaux des auteurs mineurs peuvent être tenus de rembourser les dépenses engagées dans le cadre de ces fausses alertes. Ces actes donnent systématiquement lieu à un dépôt de plainte par le chef d'établissement, soulignant la gravité avec laquelle les autorités traitent ces perturbations.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale